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3 actions essentielles à adopter après avoir élevé la voix sur son enfant, selon une psychologue

Élever la voix sur son enfant ? Cela arrive parfois, même aux parents les plus zen du quartier. Mais une fois la tempête passée, comment ramer dans la bonne direction pour recoller les morceaux sans sombrer dans la culpabilité ? La psychologue Becky Kennedy propose trois actions essentielles pour apaiser les tensions et rétablir le lien. Prêts à naviguer en eaux plus calmes ?

Comprendre que tout le monde est humain… et ce n’est pas grave !

Lorsque votre enfant explose de colère, il n’est pas toujours facile de garder son sang-froid ou de trouver les mots qui apaisent. Il arrive même que nos propres réactions jettent de l’huile sur le feu. Becky Kennedy, experte en développement de l’enfant, le rappelle avec bienveillance : si votre petit est du genre à grimper vite sur l’échelle des émotions, à se laisser emporter ou à résister à toute tentative de réconfort… rien d’anormal, ni chez lui, ni chez vous. Voilà qui soulage ! Les parents font ce qu’ils peuvent dans la tempête émotionnelle.

Quand on se retrouve démuni devant cette intensité qui gonfle, il est précieux de se rappeler que ce sentiment est partagé.

  • Votre enfant réagit fort ou met du temps à s’apaiser ? Ce n’est pas une anomalie.
  • Vous perdez parfois patience ? Cela n’en fait pas un mauvais parent.

Quelques mots de Becky Kennedy suffisent souvent à déculpabiliser : aucun parent n’est parfait, et nul besoin de l’être pour être aimant.

Première action : Reconnaître et respecter l’émotion de l’enfant

Après une montée de tension, la première étape consiste à reconnaître ce que traverse l’enfant. Prendre en compte son émotion et lui montrer que vous la respectez, c’est déjà l’aider à se calmer. Rien de tel que de se sentir entendu pour s’apaiser un peu, même au cœur de la crise !

  • Dire à son enfant qu’on comprend qu’il soit fâché, triste ou débordé permet d’établir un lien, même fragile, dans l’orage.
  • Respecter son émotion, ce n’est pas tout accepter mais reconnaître sa réalité : « Je vois que tu es très en colère et j’entends ce que tu ressens. »

C’est aussi la meilleure façon de garder le contact avec lui, alors qu’il suffirait d’un rien pour que chacun campe sur ses positions.

Deuxième action : Réguler d’abord ses propres émotions… et montrer l’exemple

Une fois les esprits échauffés, il est tentant de vouloir « réparer » immédiatement la situation. Pourtant, s’offrir un moment pour souffler avant d’agir change la donne. Prenez ce temps pour réguler vos propres émotions et reprendre la main sur le navire familial. Proposez à votre enfant de faire de même : « On se calme un petit peu, puis on voit ensemble, d’accord ? »

  • Ce temps de recul permet d’être plus disponible et moins réactif.
  • En invitant votre enfant à imiter cette attitude, vous montrez l’exemple sans moraliser.

Finalement, il n’y a pas de meilleure leçon qu’un parent qui s’autorégule sous les yeux de son enfant (même si on rêve secrètement d’une pause-café express entre deux tempêtes !).

Troisième action : Rassurer et chercher une solution ensemble

Lorsque tout déborde, l’enfant n’est pas le seul à ressentir une vague d’émotions. La culpabilité peut aussi l’atteindre. Lui redire qu’il se trouve dans un contexte aimant et compréhensif l’aide alors à redescendre vers le calme plus vite. L’essence même du geste, c’est d’installer cette dynamique collaborative qui transforme la crise en opportunité : on cherche ensemble une solution.

  • Rassurez-le sur l’amour et la compréhension qui entourent la famille, peu importe la tempête du moment.
  • Impliquer l’enfant dans la résolution renforce le lien et l’aide à sortir de sa culpabilité.

Il ne s’agit pas de nier l’intensité de la crise, mais d’en sortir plus soudés, et pourquoi pas, un peu fiers de l’avoir traversée ensemble (avec ou sans casque de chantier) !

En conclusion : Pour renouer après avoir élevé la voix sur son enfant, pas de formule magique, mais trois pas essentiels : reconnaître l’émotion, prendre soin de soi, puis rassurer et coopérer. Facile à dire, jamais tout à fait simple à faire, mais terriblement précieux pour avancer en famille, même quand tout le monde a ses jours « orageux ». Gardez à l’esprit : ce n’est pas la perfection qui compte, mais la connexion.