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Ces 3 attitudes parentales qui détruisent la relation avec vos enfants, selon les experts

Ah, la famille ! On l’aime, on la chérit (c’est bien le minimum), mais parfois on s’y frotte et on finit par se piquer. Surtout lorsque la relation parents-enfants se complique avec l’âge adulte. Vous pensiez avoir fait tout votre possible pour offrir le meilleur à vos enfants ? Rassurez-vous, l’intention ne suffit pas toujours. Tour d’horizon, selon l’experte Alexandra Blogier, des trois attitudes parentales qui, malgré elles, peuvent transformer l’étreinte familiale en bras de fer silencieux… ou bruyant !

Personne n’est parfait : la difficile harmonie des relations familiales

Les relations entre parents et enfants pourraient ressembler à ces jolis tableaux de pub où tout le monde se sourit à table… Mais selon Alexandra Blogier, journaliste experte des relations familiales, il faut se rendre à l’évidence : « Même lorsque nous agissons avec nos meilleures intentions, il est possible de faire du mal. » Eh oui, aucune famille n’est à l’abri d’une fausse note. Parfois, les efforts et l’amour ne suffisent pas à éviter maladresses ou incompréhensions, surtout lorsque les enfants deviennent adultes et que chacun campe fièrement sur ses positions d’adulte responsable (et un peu têtu, avouons-le).

Si des comportements peuvent paraître anodins du côté des parents, ils se transforment souvent, selon Blogier, en sources de blessures du côté des enfants devenus grands. Résultat : une distance sournoise s’installe. Alors, quels sont ces fameux faux pas ?

1. Juger (sans s’en rendre compte) les choix de ses enfants adultes

C’est peut-être le syndrome du « on veut juste t’aider » qui fait des ravages. Les parents l’ignorent souvent mais, selon l’experte, ils jugent parfois les choix que font leurs enfants. Et vlan ! Voilà que la question de la carrière ou de l’éducation des petits-enfants devient électrisante autour du café du dimanche. Blogier explique que même si les parents ne sont pas d’accord avec les ambitions ou les méthodes de leurs enfants, exprimer leurs critiques n’a presque aucune chance de les faire changer d’avis.

  • Résultat côté parents : une frustration grandissante devant autant d’indépendance.
  • Résultat côté enfants : le sentiment de ne pas être à la hauteur ou, pire, de ne pas être une bonne personne aux yeux de ceux qui les ont élevés. Bonjour l’ambiance !

Non seulement cette dynamique peut casser l’ambiance lors des réunions familiales, mais elle s’avère surtout très toxique pour l’équilibre de la relation.

2. Négliger la santé mentale de leurs enfants adultes

Parler d’anxiété, de dépression ou d’autres problèmes psychologiques n’est plus réservé aux séries américaines. C’est, selon Blogier, un acte de courage et d’hygiène de vie. Mais voilà : il arrive que les parents minimisent (consciemment ou non) ces conversations. « Les parents ne se rendent pas compte qu’ils négligent la santé mentale de leurs enfants adultes et qu’ils se sentent mal aimés », détaille l’experte.

Conséquence ? Les enfants adultes, à force de ne pas être pris au sérieux, finissent par se sentir dévalorisés et mal aimés. Le lien de confiance se fissure et, petit à petit, ils préfèrent cacher ce qu’ils ressentent ou traversent. Ironique : on voulait juste rassurer, et on a piqué là où ça fait mal !

3. Le piège du détachement émotionnel

Restons objectifs : personne n’a envie d’une famille où tout le monde joue à l’ours polaire. Pourtant, Blogier affirme qu’être émotionnellement détaché est une erreur que les parents font sans s’en rendre compte… et qui fait que leurs enfants adultes se sentent mal aimés.

L’affection et le réconfort émotionnel ne sont réservés ni aux tout-petits ni aux ados écorchés. Les adultes, aussi, ont besoin de se sentir aimés et compris. Lorsqu’un parent n’arrive pas, ou ne veut pas, créer ce lien émotionnel avec ses enfants adultes, la question fuse dans l’esprit de ces derniers : « Est-ce que je suis vraiment aimé ? » Pas franchement rassurant.

Ce détachement ne nuit pas seulement à ceux qui le subissent directement ; il pèse sur toute la famille. Et s’il y a bien une chose qu’on ne souhaite pas transmettre en héritage, c’est un sentiment d’abandon ou d’insécurité.

En conclusion : l’écoute, ce superpouvoir parental

Parents, soufflez, dédramatisons ! Personne ne naît parfait, ni dans son rôle d’enfant, ni dans celui – ô combien délicat – de parent d’adulte. Mais, comme le souligne Alexandra Blogier, il n’est jamais trop tard pour briser le cercle vicieux des malentendus. Les liens familiaux se cultivent dans l’ouverture, le respect des différences, et cette fameuse écoute qui rassure plus que mille discours. Un câlin, une oreille attentive, ou juste accepter les choix de l’autre peuvent parfois réparer bien des blessures… Un petit effort, et toute la famille en profite !