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“J’ai testé ces 2 habitudes : le secret des parents pour garder un lien fort avec leurs enfants adultes”

Qui n’a jamais redouté de voir ses enfants, une fois devenus adultes, filer vers leur indépendance et, quelque part, s’éloigner ? Bonne nouvelle : le lien parent-enfant, même quand la moustache pousse ou que la vie professionnelle s’emballe, ne relève pas du miracle… mais de quelques habitudes toutes simples à adopter, selon Reem Raouda, coach en parentalité. J’ai testé pour vous deux conseils clés, pour que la tendresse survive au passage à l’âge adulte (et aux lessives non faites !).

Le mythe de la relation qui dure – et la réalité du quotidien

« Tous les parents espèrent que leur enfant grandira et continuera à vouloir entretenir une relation étroite avec lui », rappelle Reem Raouda. Mais s’il suffisait d’espérer, la parentalité serait un long fleuve tranquille… La coach le souligne : les liens forts ne tombent pas du ciel. Ils se construisent jour après jour, à travers des petites interactions qui, mine de rien, rassurent l’enfant et lui font sentir qu’il compte, qu’il est apprécié et valorisé.

L’enfance ? C’est justement le terrain de jeu idéal pour semer ces petites graines qui feront l’arbre de la confiance une fois adulte. Lorsque les enfants deviennent grands, ils prennent leur envol, font leurs propres choix selon leur vision du monde et leurs propres valeurs – et oui, parfois ils aiment la coriandre. À ce moment-là, le respect de leur autonomie n’est pas une option, mais l’une des principales clés pour des relations familiales sereines et équilibrées.

Respect et écoute sincère : la base d’une relation solide

Nourrir la relation parent-enfant, cela passe, selon Reem Raouda, par l’écoute active et l’art de poser des questions qui s’intéressent sincèrement au vécu et au ressenti des enfants. Plaquer un « Ça va ? » automatique ne suffit pas – mais pas de panique, deux autres habitudes peuvent enrichir en profondeur ce lien, à condition de les pratiquer dès le plus jeune âge (ou de s’y mettre, il n’est jamais trop tard pour les bonnes résolutions !).

Première habitude : l’art délicat de reconnaître ses erreurs

Ici, ce n’est pas le parent parfait qui marque des points, mais celui qui sait dire « J’ai eu tort ». D’après l’experte, les adultes attendent à juste titre du respect de la part de leurs enfants… mais oublient parfois de leur rendre la pareille. S’excuser, lorsqu’on a haussé le ton ou mal réagi, c’est bien plus qu’un geste de politesse : c’est un véritable modèle de respect réciproque.

  • Dire à son enfant : « J’ai réagi de manière excessive tout à l’heure et je suis désolé », ce n’est pas perdre la face, mais témoigner d’une compréhension mutuelle.
  • Admettre ses erreurs, ce n’est pas céder le pouvoir, mais montrer que le lien familial fonctionne grâce à la confiance partagée.

La coach insiste : un parent capable de s’excuser transmet à ses enfants cette précieuse marque de respect, essentielle pour rester soudés même quand chacun vit sa vie à 200 à l’heure.

Deuxième habitude : multiplier les petits moments de qualité

On imagine souvent que la grande discussion autour d’une pizza familiale va tout résoudre. Mais la vraie recette, c’est la régularité des petits moments ensemble. Une relation solide ne dépend pas d’un unique grand événement, mais se tisse au fil de rendez-vous quotidiens, d’une fréquence qui compte autant, voire plus, que la durée passée ensemble.

Que faire concrètement ? Reem Raouda recommande de :

  • Partager un repas (même sur le pouce, ça compte !)
  • Lire une histoire le soir, pour les plus jeunes (et pourquoi pas les grands ?)
  • Prendre quelques minutes pour demander comment s’est passée la journée.

Ces moments, à première vue anodins, sont le ciment du lien familial, la preuve quotidienne que chacun est important et mérite attention.

Selon la spécialiste, « les enfants qui se sentent valorisés par de petites attentions resteront naturellement proches de vous plus tard dans la vie ». Pas besoin donc de déployer de grands moyens : la chaleur vient du quotidien ordinaire.

En conclusion, bâtir et préserver un lien solide avec ses enfants – même quand ils deviennent ces adultes débordés que l’on reconnaît à peine – tient à deux bonnes habitudes : savoir admettre ses torts et ne jamais sous-estimer le pouvoir d’un moment partagé. Alors, on commence dès ce soir ?