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Les 3 signes qui ne trompent pas chez un parent narcissique selon des spécialistes

On entend souvent le terme « narcissique » circuler autour de la table familiale… mais comment savoir si ce mot s’applique vraiment à certains parents ? D’après des spécialistes, il est possible d’identifier un parent narcissique grâce à trois comportements précis. Si vous avez grandi avec un parent dont l’amour vous semblait conditionnel, ou dont l’humeur était (presque) une matière à option à l’école, lisez attentivement ce qui suit…

Relation parent-enfant : pourquoi le narcissisme laisse des traces

Les parents narcissiques peinent à instaurer un lien sain et épanouissant avec leurs enfants. Selon les spécialistes, leur personnalité les met régulièrement en difficulté lorsqu’il s’agit de faire preuve de conscience de soi, de compassion, de patience ou encore d’empathie – bref, un vrai challenge pour la bienveillance. La psychologue Ramani Durvasula a noté que les enfants ayant vécu sous l’influence d’un parent narcissique sont susceptibles, une fois adultes, de se débattre avec l’auto-accusation, le doute de soi et cette sensation désagréable de ne jamais être assez. Ambiance, non ?

Premier signe : l’amour à géométrie variable

L’un des premiers comportements qui trahit un parent narcissique réside dans la manière dont il valorise (ou non) son enfant. Si l’enfant suit scrupuleusement les souhaits du parent, il sera félicité et valorisé – c’est la fête à la maison ! Mais à l’inverse, s’il ose le contraire, il risque d’être mis au placard de l’indifférence ou essuyé par la critique. Cette logique, expliquée par la psychologue, pousse l’enfant à s’effacer : il relègue alors ses propres envies, besoins et émotions au second plan, pour plaire. Résultat ? L’apprentissage de la gestion émotionnelle prend bien évidemment du plomb dans l’aile.

Deuxième signe : l’enfant caméléon émotionnel

Autre piste qu’un parent pourrait être narcissique : l’enfant est constamment en train de s’ajuster à l’humeur familiale. Si vous avez eu l’impression de devoir deviner, adapter ou presque moduler vos émotions pour épargner celles de vos parents, vous touchez ici du doigt un indicateur. En effet, d’après la psychologue, « pour un parent narcissique, si l’humeur de l’enfant ne colle pas à la leur (imaginez l’enfant triste quand le parent rayonne), le parent pourra voir cela comme une forme de déloyauté. Avec le temps, l’enfant n’ose plus faire confiance à ses propres ressentis ». Peu à peu, la boussole intérieure de l’enfant finit par perdre le nord.

Troisième signe : le parent, roi incontesté des priorités

Enfin, les parents narcissiques négligent bien souvent les espoirs, envies ou encore les croyances de leur progéniture. Les besoins du parent restent le sujet principal, quitte à empêcher les autres membres de la famille, et surtout les enfants, de prendre en compte leurs propres besoins. Ce fonctionnement familial impose une forme de hiérarchie : le parent d’abord, le reste après – si tant est qu’il reste de la place !

  • Peu d’écoute des besoins de l’enfant
  • Polarisation de la famille sur les attentes du parent narcissique
  • Dynamique d’invisibilisation des autres membres familiaux

Le parent narcissique installe ainsi une dynamique de communication où il n’écoute pas ce que les autres expriment, ce qui entraîne frustrations et manque de reconnaissance au sein du foyer.

En résumé : les trois signes majeurs du narcissisme parental selon les spécialistes sont :

  • L’approbation uniquement conditionnée à la conformité de l’enfant.
  • L’obligation pour l’enfant d’ajuster en permanence ses propres émotions à celles du parent.
  • Le désintérêt pour les aspirations, opinions ou croyances de l’enfant.

Si vous vous reconnaissez ou reconnaissez l’un de vos proches dans ces dynamiques, sachez que mettre des mots est déjà un pas vers un futur plus apaisé. Prendre conscience, c’est parfois le début d’une nouvelle construction familiale – avec, enfin, un peu d’empathie à la clé !