À la une

Les 3 signes qui prouvent que vous êtes trop strict avec votre enfant selon un expert

Éduquer ses enfants, une véritable aventure… avec parfois plus d’incertitudes que de réponses toutes faites ! Entre la peur de ne pas bien faire et celle de trop en faire, comment savoir si, en voulant bien faire, on n’a pas basculé du côté (un peu trop) strict de la force ? Un psychologue s’est penché sur la question et partage trois signes clés à surveiller pour, peut-être, desserrer un peu la vis…

Les craintes des parents : pas toujours facile de trouver le juste milieu

Devenir parent, c’est accepter d’être plongé en permanence dans un océan de questions. Suis-je trop laxiste ? Ou trop sévère ? Ai-je offert à mon enfant un cadre suffisamment épanouissant ? Comme le souligne le Huffington Post, cette recherche d’équilibre n’a rien d’évident, et les doutes sont fréquents : personne n’a envie d’être le « parent tyrannique de service », mais pas question non plus de laisser son enfant livré à lui-même.

Il arrive donc qu’on craigne de se montrer trop dur ou trop strict avec ses enfants. Un psychologue, Eran Magen, a proposé trois repères permettant d’identifier une éventuelle sévérité excessive. Car, non, transformer son salon en camp militaire n’est pas une fatalité !

Premier signe : quand les limites font mal, vraiment mal

La vie de famille est jonchée de limitations (eh oui, même les adultes n’ont pas le droit de manger une tablette de chocolat devant la télé tous les soirs…). Chez les enfants, les motifs de contrariété sont légion :

  • l’annonce de la fin de la baignade brûlante à la piscine,
  • l’heure du coucher (même si la lune est très jolie, il faut se coucher),
  • la demande de participation aux tâches ménagères,
  • ou encore la réduction des distractions pour que le devoir de math ne dure pas 4 heures…

Évidemment, tout cela peut contrarier. Mais, comme l’explique Eran Magen, si votre enfant se sent mal durablement après l’établissement de ces limites, la sonnette d’alarme devrait retentir. Le psychologue invite alors à s’interroger : « Est-il nécessaire qu’il se sente aussi mal ? Puis-je répondre à ses besoins et aux miens différemment, tout en préservant un climat positif ? » Son mot d’ordre : donner la priorité à la qualité de la relation parent-enfant, en cherchant constamment un équilibre qui respecte chacun.

Deuxième signal : la dureté physique, un vrai danger

On croit parfois, à tort, que « la fessée d’antan » était formatrice. Pourtant, le message du spécialiste est limpide : la violence physique, quelle qu’elle soit, n’a rien d’éducatif. Non seulement elle cause de la souffrance pendant l’enfance, mais ses stigmates s’inscrivent bien plus tard, sous forme de problèmes d’estime de soi. Et ce n’est pas tout : même le fait de manipuler brusquement un objet cher à l’enfant – sans frapper, donc – s’apparente à une forme de violence pouvant laisser des traces douloureuses.

La conclusion est simple et sans détour : tout geste brusque, qu’il s’agisse du corps de l’enfant ou de ses affaires précieuses, est à proscrire si l’on souhaite nourrir une relation saine et respectueuse.

Troisième indice : la sévérité qui s’entend dans la voix

Ah, les cris… Qui, honnêtement, n’a jamais perdu patience lors d’un matin trop chaotique ? Rassurez-vous, il est naturel de parfois hausser le ton en situation d’urgence ou de grand stress émotionnel. Mais attention, prévient Eran Magen : quand le volume monte sans justification, quand les cris deviennent disproportionnés et font peur à l’enfant, on glisse dans une sévérité nuisible.

Un petit test, proposé par le psychologue, permet de savoir si la réaction a été excessive : observez votre enfant. S’il se fige, ce n’est pas bon signe… Cela signifie que « le comportement du parent était extrême par rapport à ce qu’il fait d’habitude avec cet enfant ». Or, ces excès vocaux laissent eux aussi des traces sur la santé mentale de l’enfant aujourd’hui… et de l’adulte qu’il deviendra.

En conclusion : la qualité de la relation avant tout !
La mission de parent n’est pas de tout contrôler ou de rendre la vie de son enfant irréprochable. Chaque famille cherche son équilibre, souvent à tâtons, mais un point revient systématiquement : privilégier la qualité de la relation. Selon Eran Magen, la clé est d’évaluer régulièrement l’impact de ses gestes et de ses paroles, d’écouter les signaux envoyés par l’enfant, et de ne pas hésiter à ajuster le curseur. En fin de compte, plus qu’une discipline parfaite, ce sont la bienveillance et l’écoute qui favorisent l’épanouissement du petit comme du grand…