Les temps changent, les méthodes éducatives aussi ! Les grands-parents, témoins privilégiés de cette évolution parfois décoiffante, n’ont pas la langue dans leur poche. Fiers, inquiets, admiratifs ou perplexes : ils se livrent, et les confessions sont aussi touchantes que piquantes.
Quand la fierté prend le dessus
Tout commence par une question posée par nos confrères américains du HuffPost en février dernier sur leur page Facebook : Que pensent les grands-parents des méthodes éducatives actuelles ? Les réponses n’ont pas tardé à fleurir, dévoilant un éventail d’émotions – avec, en pôle position, la fierté. Anne, par exemple, voit ses enfants comme des modèles : « Mes enfants sont tellement investis avec leurs enfants, c’est magnifique ! Ils utilisent des techniques parentales douces, même avec des personnalités difficiles. Ils sont 100% meilleurs que moi… J’ai dû élever seule mes cinq enfants. » Rien que ça. Le compliment est d’autant plus fort qu’il s’accompagne d’une belle dose d’humilité. Alan, quant à lui, ne mâche pas ses mots : « Mes enfants sont de bien meilleurs parents que moi. Ils font un travail incroyable. » Si ce n’est pas de la reconnaissance, ça y ressemble sacrément !
Permissivité ou parentalité douce ? Les inquiétudes persistent
Mais tout n’est pas rose (ni bleu layette). Certaines interrogations persistent, comme le relève Marny, qui craint que la parentalité douce ne soit confondue avec de la laxisme : « Les personnes qui souhaitent exercer une parentalité douce devraient vraiment se renseigner sur la manière dont cela fonctionne. Les gens confondent souvent cela avec une parentalité permissive. » Voilà qui recentre le débat : élever sans crier, oui, mais sans passer pour le parent sympa qui se fait marcher sur les pieds !
Le père, nouvelle star du foyer
Autre évolution vivement remarquée par la génération grand-parentale : le père n’est plus juste celui qui bricole le dimanche. Comme le souligne Angèle : « Ma fille est une mère travailleuse, douce et merveilleuse, et mon gendre est un père formidable et impliqué qui porte avec succès la moitié de la charge. Nos petits-enfants auraient de la chance s’ils avaient TOUS ce genre de parentalité. » Chez certains, la modernité fait des envieux, voire des nostalgiques. Susan, par exemple, verrait d’un bon œil l’arrivée d’Amazon à son époque : « La livraison de couches à elle seule m’aurait rendue éternellement reconnaissante. » Les modes changent, et les petits-enfants aussi…
Écrans, restaurants et lectures : les inquiétudes du quotidien
- Rame, quant à lui, observe que « la majorité des enfants d’aujourd’hui ne sont pas suffisamment régulés émotionnellement pour avoir de bonnes manières dans les restaurants » et avoue ne pas comprendre cette évolution.
- Susan s’inquiète du temps passé devant les écrans, une crainte partagée par bien des aînés.
- Heureusement, certains tirent leur épingle du jeu, à l’image de Maria qui se réjouit de voir ses petits-enfants encouragés à lire et à jouer sans technologies : « Mes petits-enfants sont dehors, jouent dans la terre, font du vélo, apprennent. À l’intérieur, ils jouent avec des jouets, des puzzles et des lectures, sans technologie ni télévision. »
Tout le monde n’a pas la même vision, mais une chose est sûre : l’éducation, même en 2024, continue de faire parler !
En conclusion : cette enquête menée par le HuffPost révèle que, malgré quelques crispations sur la permissivité et la technologie, les grands-parents se disent pour la plupart impressionnés – voire admiratifs – devant la façon dont leurs enfants élèvent la nouvelle génération. Leurs propres petits-enfants bénéficient, selon eux, d’une meilleure éducation qu’autrefois. Et si le secret, finalement, c’était un joyeux mélange : un brin de tradition, une pointe de nouveauté et, surtout, beaucoup d’amour sous toutes ses formes ?











