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Prime de 3000 euros : qui va vraiment toucher ce coup de pouce tant attendu sur son compte bancaire ?

Face à une inflation qui grimpe plus vite qu’une baguette au four, le gouvernement vient de sortir l’arme secrète : la Prime de partage de la valeur. De quoi donner un vrai coup de fouet au pouvoir d’achat des travailleurs… À condition de savoir qui pourra vraiment voir le montant s’afficher sur son compte.

La Prime de partage de la valeur : qui peut en profiter ?

Longtemps réservée à une poignée de métiers triés sur le volet (seulement 17 familles de métiers étaient dans la boucle au départ, un club très privé, donc), la Prime de partage de la valeur s’ouvre désormais en grand. Selon la loi « protection du pouvoir d’achat » publiée au Journal Officiel du 17 août, ce coup de pouce débarque pour :

  • Tous les salariés relevant d’un employeur de droit privé : artisans, commerçants, professions libérales (vous aussi, les petits commerçants du coin !).
  • Tous les salariés du secteur public à caractère industriel et commercial (France Télévision, INA, Opéra de Paris, RATP… et non, ce n’est pas réservé au showbiz !).
  • Les agents des établissements publics administratifs, tels que les agences régionales de santé, les Caisses nationales de sécurité sociale ou encore Pôle emploi.

Bref : la prime, c’est un peu comme une galette des rois géante cette année, tout le monde peut avoir la fève.

Conditions d’accès : CDI, CDD, apprentis… tout le monde dans la danse ?

Pour bénéficier de cette prime exceptionnelle, toutes les catégories de contrats sont admises : que l’on soit en CDI, CDD, à temps plein, à temps partiel ou même apprenti, il y a une place à la table. Mais attention : il ne suffit pas d’être salarié dans un coin de l’entreprise, il faut également :

  • Avoir son contrat en bonne et due forme au moment où la prime est versée, ou à la date de dépôt de l’accord d’entreprise ou de groupe, ou encore à la signature de la décision unilatérale de l’employeur mettant en place la prime. Préparez vos calendriers…

Ce qui veut dire : pas besoin d’être embauché depuis 10 ans pour espérer un billet ; il faut juste que le timing soit bon (et que votre patron saute le pas, mais on en reparle dans une minute).

Un coup de pouce jusqu’à 6 000 euros… mais à quelles conditions ?

La prime peut atteindre jusqu’à 6 000 euros dans certains cas. Oui, vous avez bien lu, six mille euros, « nets d’impôts » – le rêve !
Mais soyons précis : cette exonération d’impôts ne s’applique plus si votre rémunération atteint trois fois le Smic annuel (soit 20 147 euros ou plus). Pour ceux-là, la prime redevient imposable.

Les conditions pour l’entreprise ?

  • Pour les entreprises de plus de 50 salariés soumises à un accord de participation, il faut avoir mis en place un dispositif d’intéressement.
  • Pour celles de moins de 50, il suffit d’avoir ouvert volontairement un dispositif d’intéressement ou de participation.

En clair, ce n’est pas la fête pour toutes les sociétés sans effort préalable. Mais une fois la machine en marche, le mot d’ordre est : un beau coup de pouce pour les salariés… et une exonération d’impôts pour tout le monde (en dessous du seuil, on l’a dit) !