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Voici les 3 signaux qui prouvent que votre enfant est vraiment trop gâté selon une psychologue

Votre enfant se roule par terre pour une peluche refusée ? Vous avez droit à la crise, aux larmes et éventuellement à un « Je te déteste, maman ! » cinglant ? Rassurez-vous (ou pas), vous n’êtes pas seul dans ce manège infernal. En 2011, 59 % des parents confessaient penser que leur progéniture était plus gâtée qu’ils ne l’avaient été eux-mêmes au même âge. Mais à partir de quand franchit-on la ligne entre l’enfant normal et l’enfant franchement trop gâté ? Des psychologues spécialistes de la parentalité se sont penchés sur ce casse-tête parental et identifient trois signaux qui ne trompent pas…

Quand la frustration tourne systématiquement à la crise

Il est parfaitement normal d’être déçu lorsque l’on n’obtient pas ce que l’on souhaite. Avouons-le, même adultes, certaines envies contrariées secouent notre moral (et notre self-control !). Chez l’enfant, manquer une occasion, ne pas obtenir cette fameuse peluche tant désirée, génère de la déception, parfois un peu de frustration. Rien de grave… Sauf lorsque ce sentiment devient un orage inarrêtable.

Comme le précise la thérapeute conjugale et familiale LeNaya Smith Crawford, un enfant vraiment trop gâté « aura beaucoup de mal à digérer cette déception » et pourra « se laisser emporter par de la colère ». Si ces tempêtes émotionnelles se répètent sans faiblir et semblent installées dans la routine familiale, il y a fort à parier que le jeune protagoniste s’est bien trop habitué à voir tous ses souhaits exaucés. Michele Borba, psychologue spécialisée en parentalité, insiste : « Les enfants gâtés ne supportent pas le mot non. Ils s’attendent à obtenir ce qu’ils veulent et c’est comme ça que cela se passe habituellement. »

  • Des crises intenses et fréquentes à chaque absence de nouveauté
  • Un refus du « non » récurrent face aux demandes

Quand le plaisir de recevoir n’existe plus

Deuxième signal d’alerte selon les spécialistes : l’enfant « pourri gâté » n’a plus le goût de savourer ce que l’on lui offre. Tout est devenu ordinaire, et la lassitude s’installe. Cette envie de nouveauté, qui s’apparente à un besoin, transforme le cadeau en suite logique inévitable – et non en chance à apprécier.

Michele Borba observe que « parce qu’ils en ont beaucoup, ils ont tendance à être peu reconnaissants et un peu gourmands ». Derrière cette petite gourmandise se cache un mécanisme bien huilé : l’enfant ne se réjouit pas d’un cadeau reçu, il attend déjà le suivant. Recevoir devient normal, il n’y a plus de gratitude, encore moins d’enthousiasme. « L’enfant se concentre davantage sur le fait d’obtenir toujours plus de choses, plutôt que d’être reconnaissant d’avoir eu un cadeau de la part de ses parents », analyse la psychologue.

  • La gratitude s’efface, la nouveauté devient « un droit »
  • L’enfant s’intéresse plus à ce qu’il pourrait avoir qu’à ce qu’il a déjà

Un ego surdimensionné : l’enfant se met au centre du monde

Dernier signe majeur : l’enfant ne réfléchit plus aux besoins des autres, ni même à l’effort que fournissent ses parents pour le satisfaire. Michele Borba l’affirme sans détour : « Les enfants gâtés pensent plus à eux-mêmes qu’aux autres ». Cette croyance d’être « en droit » d’obtenir tout ce qu’ils désirent va de pair avec la sensation d’être le centre d’un univers où l’on n’a même pas à s’inquiéter de ce que souhaitent les autres. Plus besoin de demander si papa ou maman a dû faire un effort particulier – l’essentiel, c’est ce que « moi, je veux ».

La psychologue ajoute : « Ils se sentent en droit d’exiger ce qu’ils veulent et attendent des faveurs spéciales. » Quand vos petites merveilles multiplient les exigences – pour ne pas dire les diktats –, le diagnostic devient limpide : l’enfant est habitué à être le roi ou la reine à la maison.

  • Peu de considération pour les envies ou les efforts d’autrui
  • Des demandes perçues comme des droits automatiques

En résumé : faut-il sonner l’alarme ?

Personne n’a jamais promis que la parentalité serait un long fleuve tranquille. Les crises, les caprices et le sentiment que tout tourne autour de nos enfants sont monnaie courante dans bien des foyers. Mais, si votre bambin coche ces trois cases – crise intense au moindre refus, incapacité à savourer ce qu’il reçoit et tendance à tout attendre comme si tout lui était dû –, alors il est peut-être temps de réinterroger certaines habitudes familiales. Et la prochaine fois qu’une peluche suscite une crise monumentale, rappelez-vous : il n’est jamais trop tard pour apprendre à apprécier… et à respecter le mot « non » !