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5 phrases que les grands-parents devraient absolument éviter selon les spécialistes : attention au danger pour les petits-enfants

Les grands-parents sont souvent les piliers de la famille, dispensant amour, crêpes au goûter et conseils plus ou moins avisés. Pourtant, même avec la meilleure intention du monde, certains mots qui paraissent insignifiants peuvent laisser des traces indélébiles chez les petits-enfants… et jeter un froid sur l’ambiance familiale. Prendre conscience de la portée de certaines remarques, c’est déjà protéger le lien unique qui unit les générations.

Quand une phrase banale peut tout bouleverser

Si certains souvenirs d’enfance sont doux comme du caramel au beurre salé, d’autres peuvent piquer, même des années plus tard. Une simple réflexion sur le poids, un reproche sur l’apparence ou une comparaison mal placée suffit parfois à entamer la confiance des enfants. En France, un sondage Ifop de 2021 révèle d’ailleurs que 44 % des grands-parents ont déjà prononcé des phrases jugées toxiques concernant l’éducation de leurs petits-enfants. Un autre chiffre qui fait grimacer : 30 % des parents admettent mal vivre ces intrusions éducatives. Et qui trinque, dans cette histoire ? Ce sont souvent les enfants eux-mêmes, propulsés malgré eux au cœur des tensions générationnelles.

Les 5 phrases qui fragilisent les petits-enfants… et la famille

Certaines phrases paraissent anodines, voire affectueuses, mais s’avèrent en réalité nocives selon les spécialistes. Voici celles à bannir (ou, au minimum, à manier comme on le ferait avec une poignée de poussière de fée : avec grande précaution) :

  • Des comparaisons directes : « Ton frère est meilleur que toi à l’école. » Si les bulletins s’améliorent rarement sous la pression de la jalousie, ces remarques peuvent surtout miner l’estime de soi.
  • Des réflexions sur l’apparence : « Tu étais plus jolie avec les cheveux longs. » Un compliment qui laisse entendre que l’enfant aurait gâché son potentiel… Cap sur le malaise !
  • Des remarques sur le poids : « Fais attention à ta ligne ! » De quoi installer durablement le doute et l’inconfort autour du corps.
  • Des commentaires sur l’alimentation ou le comportement : « Tu n’as rien mangé ! » ou « Tu es trop gâté. » D’apparence innocente, ces observations peuvent générer des sentiments de honte tenaces.
  • Des sous-entendus qui sapent l’autorité parentale : « Ta maman est trop stricte », « Chez nous, on fait autrement » ou « Ne dis pas ça à tes parents. » Loin d’amuser la galerie, ce type de confidences installe un climat de défiance, voire d’insécurité pour les enfants.

Des spécialistes, comme la psychologue pédopsychiatrique Ann-Louise Lockhart, mettent en garde : ces propos sont susceptibles de « créer un environnement dans lequel les petits-enfants se sentent mal à l’aise ou en insécurité ». Quant à Zainab Delawalla, psychologue clinicienne, elle avertit que de telles remarques peuvent être « particulièrement dangereuses si un enfant est manipulé par un prédateur ou se sent mal après avoir été harcelé ».

Entre générations : comment éviter la casse ?

Heureusement, tout n’est pas perdu pour les papys et mamies désireux de progresser ! Les experts sont unanimes : « Il n’est jamais trop tard pour être plus attentif à la façon dont on interagit avec ses petits-enfants », souligne la psychothérapeute Andrea Dorn. L’idée clé pour éviter les dégâts psychologiques au sein de la famille ? Préférer les échanges positifs et ouverts, axés sur les passions de l’enfant plutôt que sur son image.

Voici quelques recommandations saluées par les spécialistes :

  • Privilégier les mots qui encouragent l’enfant, plutôt que ceux qui le comparent.
  • Faire preuve de délicatesse, surtout lorsqu’il s’agit de remarques sur le physique ou les habitudes alimentaires.
  • Respecter le consentement : forcer un enfant à embrasser ou à faire un câlin n’est pas sans conséquences. « L’important est de montrer que l’on respecte les limites corporelles de l’enfant, peu importe son âge », rappelle Andrea Dorn.

Et, détail d’importance pour désamorcer d’éventuelles querelles familiales : les différences de vues sur l’éducation se discutent entre adultes, à l’abri des oreilles juvéniles. Comme le résume Ryan Howes, « si les grands-parents ont un problème avec la manière dont leur enfant élève ses enfants, ils devraient en parler directement avec lui ou garder ça pour eux, mais ne jamais impliquer les petits-enfants ».

Prendre soin du lien, tout simplement

Brève leçon à retenir pour les grands-parents soucieux de leur précieux rôle : chaque mot compte, surtout quand il s’adresse à une petite oreille ou un cœur en construction. Prendre le temps de réfléchir à la portée de certains propos, c’est contribuer à bâtir une relation solide, sereine et, pourquoi pas, complice avec ses petits-enfants. Le secret ? Remplacer les comparaisons maladroites par des encouragements et respecter, à tout âge, l’intimité de chacun. Parce qu’après tout, un simple « Je suis fier de toi » fait bien plus d’effet qu’un « Tu étais mieux avant »… Et ça, toutes les générations peuvent s’en féliciter !