Depuis trop longtemps, les assistantes maternelles, véritables héroïnes du quotidien, se retrouvent seules face aux impayés de salaire. Mais une avancée majeure vient d’être actée : la garantie contre les mauvais payeurs s’étend enfin, confirmée en personne par la ministre. Un soulagement salué haut et fort dans une profession en quête de reconnaissance… et de tranquillité bancaire !
Impayés : un fléau qui dure pour les assistantes maternelles
La galère des salaires non versés, les assistantes maternelles la connaissent bien. Trop bien. Ces professionnelles, aux petits soins pour nos enfants, subissent régulièrement le coup de massue des impayés de la part de certains parents employeurs. Et la tendance ne faiblit pas. Comme le rappelle Sandra Onyszko, directrice de la communication de l’Ufnafaam, « Nous sommes face à de plus en plus d’impayés de la part des employeurs ». Ce constat amer n’est pas nouveau ; il s’agit même, selon ses mots, d’une revendication de longue date.
L’exemple d’Alexandra, qui avait témoigné en 2023 de sa lutte acharnée pour récupérer des mois de salaire envolés, en dit long. Ni résignée, ni solitaire, elle a fédéré la colère de ses consœurs en lançant le groupe Facebook « AssMat Impayées révoltées ». Aujourd’hui, la communauté dépasse les 4 600 membres, preuve que le combat est loin d’être anecdotique.
La victoire du collectif… et de la persévérance
Face à l’explosion des situations d’impayés, la solidarité s’organise. Mais si, dans beaucoup de cas, les assistantes maternelles finissent par obtenir gain de cause aux prud’hommes, la victoire s’avère trop souvent symbolique : elles ne récupèrent pas leur dû. Pourquoi ? D’abord parce que bon nombre de parents devenus insolvables rendent ces décisions de justice inapplicables. Un comble pour celles qui offrent un service aussi essentiel !
Pour l’État, ce dossier est aussi crucial dans la lutte contre les fraudes à la caisse d’allocations familiales, certains employeurs n’ayant aucun scrupule à continuer de percevoir les aides sans respecter leurs obligations salariales.
Pajemploi muscle (enfin) sa garantie impayés : ce qui change
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Bonne nouvelle pour toutes celles et ceux qui n’en pouvaient plus d’attendre : le gouvernement vient de faire un pas décisif. C’est Agnès Canayer, ministre déléguée à la Famille et à la Petite enfance, qui l’a confirmé lors d’un entretien exclusif accordé aux Pros de la Petite Enfance : depuis le 15 octobre, Pajemploi ne couvre plus un seul mais bien deux mois d’impayés de salaire ! Une avancée concrète et attendue.
Le décret n’est pas encore publié, mais la mesure est déjà effective. Pour le moment, il est donc possible pour une assistante maternelle confrontée à un défaut de paiement d’obtenir un filet de sécurité pour deux mois d’arriérés.
Et la dynamique ne s’arrête pas là : la ministre a annoncé que des travaux sont en cours pour trouver de nouveaux modes de recouvrement, afin que cette garantie s’étende à trois mois courant 2025. Oui, trois mois : de quoi permettre à nombre d’assistantes de retrouver un peu de sérénité, voire de respirer enfin à la fin du mois sans croiser les doigts !
- Pajemploi couvrait un mois d’impayé auparavant ;
- Désormais, la garantie s’étend à deux mois ;
- Une extension au troisième mois est en préparation pour 2025.
Conclusion : vers une protection renforcée et un meilleur avenir ?
L’extension de la garantie contre les impayés constitue une première étape, fruit de la ténacité et de l’engagement des assistantes maternelles, qui, à force de mobilisation, voient enfin leur voix entendue. Reste à souhaiter que cette avancée sera bien suivie des faits, que le décret sera publié (le poste de « poussette-chef » au ministère reste à pourvoir, qui sait ?), et que l’extension au troisième mois verra effectivement le jour en 2025.
En attendant, n’oublions pas qu’en cas d’impayé, des démarches précises existent, détaillées par Sandra Onyszko dans l’article d’origine. Pour toutes celles qui vivent cette situation, il est temps de s’informer… et, surtout, de rappeler à tout le monde que garder des enfants, c’est un vrai boulot. Indispensable, même !











