Quand la passion du football s’invite jusque dans la salle de classe (ou presque), ça ne passe jamais inaperçu ! Un père écossais n’a pas craint de sortir le grand jeu pour offrir à son fils une expérience inoubliable (et épique), quitte à rédiger un mot d’excuse digne des annales scolaires. Prêt à découvrir comment une famille fait du foot, des voyages, et même des défaites, une belle aventure à raconter ?
Un mot d’excuse qui détonne
Iain Meiklejohn, Ecossais de son état et supporter numéro un de son équipe nationale, n’a pas froid aux yeux. Pour l’Euro 2024, il a rédigé à l’intention de l’école de son fils Aleks une lettre pour prévenir les absences du jeune garçon. L’argument ? On ne peut plus limpide : « Je vous écris simplement pour vous informer qu’Aleks ne sera pas à l’école à partir du jeudi 13 juin et jusqu’à ce que l’Écosse soit éliminée de l’Euro 2024. » Voilà qui a le mérite d’être direct.
Mais ce père exemplaire ne s’arrête pas là dans la démonstration de créativité parentale. Il précise que père et fils partiront ensemble pour un voyage éducatif à travers l’Allemagne. L’objet des cours du jour ? « Nous étudierons les hauts et les bas extrêmes que seul un fan de l’Écosse peut connaître. » Les montagnes russes émotionnelles, c’est aussi de la culture générale.
L’aventure à travers l’Allemagne
De leur Écosse natale, le duo s’est envolé pour Francfort la semaine précédant l’ouverture de l’Euro. Et puisqu’il faut rendre des comptes (scolaires), Iain Meiklejohn s’attèle à un reportage quotidien sur X. Chaque jour, il partage avec pédagogie les nouvelles d’Aleks, ainsi que la description détaillée des monuments visités. Il s’agit de documenter ce fameux « voyage éducatif » promis à l’école, preuve photo et anecdote urbaine à l’appui.
- Découvertes de plusieurs villes allemandes
- Rencontres multiculturelles en marge du football
- Apprentissage des hauts et bas sportifs
Et, preuve que l’engagement du papa va jusqu’au bout, il promet aux enseignants de livrer un compte-rendu détaillé à leur retour au pays. Voilà qui donnera sans doute des idées à plus d’un parent…
Premiers frissons… et grosse défaite
Malheureusement, comme souvent pour les amoureux de la « Tartan Army », les émotions n’ont pas tardé à les rattraper. Lors du premier match face à l’Allemagne, le 14 juin, l’équipe écossaise a essuyé une lourde défaite : 5-1 pour le pays hôte. Un véritable camouflet que le père et le fils ont probablement vécu en direct, au stade ou devant les écrans.
Mais après tout, l’aventure ne se mesure pas qu’aux victoires ! Les revers forgent les souvenirs, surtout quand on les partage avec quelqu’un qu’on aime. Et puis, la promesse était claire : étudier les extrêmes émotionnels du supporter écossais, et il semble qu’ils soient servis…
Des aventures qui durent : Aleks et les câlins du mondial russe
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’Aleks, jeune globe-trotter du ballon rond, fait parler de lui. Lors de la Coupe du monde 2018 en Russie, alors âgé de six ans, il avait déjà ému la planète football. Cette fois, c’est l’autre moitié de ses origines, la Pologne (patrie de sa mère), qui était à l’affiche des déconvenues. Après une série de défaites polonaises, le papa d’Aleks filmait alors son fils en quête de réconfort auprès des supporters adverses dans le cadre du défi #RivalHug. Le principe ? Faire un câlin à des fans des équipes ennemies pour propager bonne humeur et tolérance.
Le duo père/fils n’a pas seulement relevé le challenge, mais il l’a carrément remporté ! Résultat : une invitation à la finale de la Coupe du monde 2018, France-Croatie. On connaît la suite… et on ne doute pas que ce souvenir reste ancré dans leur mémoire.
Finalement, voyager pour vibrer au rythme du foot, traverser l’Europe pour engranger des souvenirs et documenter le tout à destination des enseignants… N’est-ce pas là la plus belle leçon de vie ? Le football lie les générations, inspire le courage (et l’humour), et transforme une absence scolaire en aventure éducative à raconter longtemps après le coup de sifflet final.











