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Ce que révèle un thérapeute sur les 3 pires familles toxiques pour les enfants

Famille rime rarement avec total bonheur, mais quand la toxicité prend le dessus, c’est toute la conception de l’enfance qui vacille. Trois modèles familiaux, mis à jour par le thérapeute Patrick Teahan, auraient selon lui des conséquences profondes sur la santé mentale des enfants… jusqu’à les poursuivre, tels de fidèles acolytes indésirables, dans leur vie d’adulte. Plongée dans ces dynamiques où l’amour filial se heurte aux failles béantes du quotidien.

Quand la famille devient un terrain miné : pourquoi s’en soucier ?

  • La cellule familiale influence durablement l’équilibre psychologique.
  • Certains parents, souvent à leur insu, instaurent des schémas néfastes.
  • À long terme, ces dynamiques familiales peuvent troubler et fragiliser les enfants devenus adultes.

Votre Tango a donné la parole à Patrick Teahan, thérapeute, bien décidé à lever le voile sur ces modèles toxiques. Il en pointe trois qui ont tout, sauf des vertus éducatives.

Famille chaos : bienvenue dans le grand huit émotionnel

Dans cette configuration, les parents peinent (et le mot est faible) à proposer un cadre structurant à leurs enfants. Les promesses volent, mais rarement atterrissent. Le chaos devient si familier que toute la famille finit par croire que la vie, au fond, c’est ça. Les repères essentiels volent en éclat :

  • Le linge propre est une rareté;
  • La scolarité stable relève du miracle;
  • L’alimentation, quant à elle, varie au gré des vents.

Résultat : les besoins fondamentaux des enfants sont mis à mal. Grandir dans de telles conditions laisse souvent une marque difficile à effacer : la honte. Honte d’un environnement déficient que l’on finit presque par s’attribuer.

Famille méprisante : le rejet élevé en art de vivre

Ici, l’ambiance n’est pas à la tendresse. Les enfants sont accueillis avec mépris, souvent traités avec dégoût et honte. Loin d’assurer leur mission, ces parents sont « à côté de la plaque » concernant leur responsabilité d’élever leur progéniture. L’idée même de s’occuper d’un enfant semble leur être étrangère. Et quand la mauvaise humeur s’empare d’eux, gare aux dégâts :

  • Message malsain qui circule : « Si je suis malheureux, tu seras malheureux »;
  • Chagrin persistant chez les enfants, qui, parfois, finissent par devenir eux-mêmes froids;
  • Gentillesse et attention ? Des étrangetés presque suspectes pour ceux qui n’en ont jamais reçu.

C’est toute une conception de la relation qui est sapée. À l’âge adulte, les élans d’affection sont perçus avec suspicion, comme un piège potentiel.

Famille fantôme : quand l’absence pèse plus que la présence

Le dernier type abordé par Patrick Teahan est celui de la famille où les parents sont… invisibles. Ici, pas de disputes, pas de chaos — mais un vide glacial. Les parents ne s’impliquent tout simplement pas :

  • Ignorance quasi systématique des enfants;
  • Foyer désert, enfants confiés à d’autres adultes (souvent les grands-parents);
  • Sensation persistante de ne pas exister pour ses propres parents.

Le plus souvent, ce sont d’autres figures adultes qui prennent le relais, mais l’empreinte de l’absence parentale reste profonde. Arrivée à l’âge adulte, cette génération a toutes les peines du monde à créer des liens avec autrui.

En somme, que le chaos, le rejet ou l’indifférence soient les compagnons de route de l’enfance, leurs stigmates s’inscrivent durablement. Comme le rappelle le thérapeute interrogé : ces modèles sont tout, sauf une fatalité. Repérer les mécanismes en jeu, c’est déjà reprendre la main – et pourquoi pas, poser la première pierre d’un futur familial plus apaisé. S’il est parfois difficile de faire le tri dans la boîte à souvenirs familiale, prendre conscience de ces dynamiques peut aider à sortir des impasses relationnelles. Un pas après l’autre, vers la sérénité… ou du moins, un peu plus de lessive propre et de tendresse au menu du quotidien !