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Ces prénoms français qui ont été refusés par l’état civil : révélations et histoires inattendues

En France, chaque parent rêve d’un prénom unique pour son enfant, histoire d’éviter qu’il ne se retourne à chaque appel dans une cour de récré bondée. Mais attention, l’originalité n’est pas toujours au goût de l’état civil ! Tour d’horizon de ces prénoms français qui ont été refusés, et des histoires parfois rocambolesques qui s’y cachent…

Être original : attention à ne pas tomber dans l’excès

Donner un prénom original à son enfant, c’est tentant, surtout si on veut éviter que Louis, Emma ou Jade ne soient trois par classe (statistiquement, c’est la loi de la popularité calculée à partir du nombre de naissances sur les cinq dernières années !). Toutefois, l’originalité à tout prix n’est pas une bonne idée : l’intérêt de l’enfant prime.

En France, la loi est plutôt douce : exit les listes officielles de prénoms obligatoires comme dans certains pays. Ici, les parents peuvent faire appel à leur imagination… dans la limite du raisonnable ! L’état civil veille au grain, tel un gardien bienveillant des registres, pour éviter que la créativité débordante ne devienne un fardeau pour l’enfant.

Les règles du jeu, version état civil

Si votre inspiration flirte dangereusement avec l’inédit, attention à ces règles :

  • Le prénom choisi ne doit pas porter atteinte au droit d’une personne à protéger son nom de famille. Oubliez donc l’idée de baptiser votre enfant d’après le nom de famille d’une célébrité !
  • Si l’enfant ne porte que le nom d’un parent, impossible de choisir comme prénom le nom de l’autre. Pratique pour éviter de futurs casse-têtes administratifs, avouez-le.
  • L’association du prénom et du nom fait aussi l’objet d’une surveillance. Certains couples seraient… osés. Jean Bonneau, Anne Alyse ? L’état civil risque de tiquer…

Histoires vraies : quand l’état civil fait la moue

Il y a ceux qui passent, et ceux qui trébuchent face au mur de l’état civil : de vraies histoires tirées de la vie des parents français !

  • La référence au célèbre héros imaginé par Zep a fait frémir l’état civil, le personnel redoutant déjà les moqueries à la récréation. Pas facile de zapper un double sens appuyé…
  • Des parents ont voulu être « folle »ment inventifs en contractant « folie » et « avril ». L’idée ? Nommée « Folvri », hélas, le tribunal de Rennes leur a brisé leur élan créatif. Retour à la simplicité avec Zoé.
  • En 2017, la question du tilde s’est invitée en Bretagne. Les parents de Faňch se sont vus refuser ce laid prénom régional, le tilde sur le « n » n’étant pas prévu dans l’alphabet français officiel. Après une longue bataille judiciaire, les parents ont finalement eu gain de cause et le petit Faňch porte fièrement son tilde.
  • L’histoire de Mégane n’est pas en reste : en 1999, Monsieur et Madame Renaud ont voulu inscrire leur fille sous ce prénom. Quatre ans plus tôt, la Renault Mégane faisait vrombir les routes françaises… Pour le tribunal, l’association nom – prénom frappait trop fort. Refusé, donc.
  • Et puis il y a eu ce souhait d’hommage à Michael Jackson, qui s’est heurté au refus de la justice. Les parents se sont rabattus sur un solide classique : Jean (Billy, c’était aussi possible !).

Conclusion : inspiration, oui, mais avec bon sens !

Si l’on veut un prénom pour la vie, mieux vaut allier originalité et sagesse. Quand l’état civil s’inquiète du possible avenir social ou administratif de votre enfant, ce n’est pas pour rien ! La France offre une belle liberté dans le choix du prénom, tant que la limite du raisonnable et l’intérêt de l’enfant sont respectés. En panne d’idées uniques mais acceptables ? Jetez un œil aux sélections de prénoms rares et beaux (testés et approuvés par les registres !). Conseil d’ami : anticipez, discutez-en, et surtout, pensez à votre futur écolier… ou à son instituteur, champion du « appel du matin » !