C’est officiel : les écrans bientôt bannis pour les moins de 3 ans dans tous les lieux d’accueil… et peut-être même à la maison !
Interdiction des écrans : l’annonce choc de Catherine Vautrin
Ce dimanche, Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, a frappé fort. Lors d’une interview largement diffusée, elle annonce être favorable à l’interdiction des écrans (et pas juste dans un placard, non non !) pour les enfants de moins de 3 ans, tant dans les lieux d’accueil du jeune enfant que chez les parents à la maison. L’idée n’est pas sortie de nulle part : il y a quelques semaines à peine, Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance, évoquait déjà la nécessité de ne pas exposer les tout-petits aux écrans et la perspective d’interdire tablettes et téléviseurs dans les crèches, salles d’attente de pédiatres ou espaces aménagés pour enfants.
Le projet a donc pris de l’ampleur et une accélération ministérielle : « dans les toutes prochaines semaines, un arrêté interdisant les écrans dans les lieux d’accueil des enfants de moins de trois ans » doit être signé, indique Catherine Vautrin.
Des professionnels déjà sensibilisés, une interdiction qui fait débat
La ministre prend soin de préciser que cette mesure n’est pas faite pour stigmatiser la petite enfance :
- Elle souligne l’engagement et la sensibilité des professionnels sur la question des écrans.
- Un référentiel sur la qualité d’accueil a déjà été rédigé, insistant sur cette interdiction (même s’il n’est pas encore publié… patience !).
- L’interdiction doit surtout offrir une base solide à ces pros pour conseiller… les parents !
Cependant, certains relèvent que les crèches et assistantes maternelles affichent déjà la couleur : « Ni tablettes, ni télévision pour les petits », clament les professionnels, de longue date. Cette justification est donc accueillie avec un certain scepticisme… Surtout qu’en attendant la parution officielle du référentiel, la pratique semble déjà largement intégrée au terrain !
Accueil collectif, salles publiques : des lieux exemplaires en première ligne
Sarah El Haïry, dont les propos précédents restent sur la même longueur d’onde, insistait : certains espaces conçus pour les enfants doivent montrer l’exemple. Leur mission ?
- Fournir des alternatives concrètes aux écrans comme des jeux, livres ou aménagements ludiques spécifiques.
- Installer un vrai cadre sans « diaboliser » les professionnels.
En effet, cette réflexion autour d’une interdiction s’accompagne de la volonté de proposer mieux au quotidien, car, comme chacun sait (ou espère), il y a une vie après l’écran. Même dans une salle d’attente !
L’interdiction jusqu’à la maison : vers une nouvelle loi, ou un nouveau casse-tête ?
Mais la ministre veut aller plus loin encore. Elle dresse un parallèle audacieux avec la loi anti-fessée de 2019, stipulant vouloir interdire l’exposition aux écrans des moins de trois ans « partout, y compris à la maison ». Avouons-le, l’applicabilité laisse rêveur : comment contrôler la présence d’un écran dans chaque salon ? Difficile à faire respecter, mais pour Catherine Vautrin, poser le principe, c’est déjà faire avancer mentalités et pratiques, comme pour la fessée.
Voilà qui ne plaît pas à tout le monde : Sarah El Haïry, pour sa part, préfère miser sur l’accompagnement et l’éducation des parents plutôt que sur l’interdiction pure et dure, jugée « difficile à mettre en œuvre et très culpabilisante pour les familles ».
Parmi les voix plus critiques, on souligne aussi d’autres urgences, comme la nécessité de redonner aux parents la priorité dans l’éducation de leurs enfants, à l’heure où ceux-ci passent bien plus de temps gardés qu’en famille, parfois avec des journées « pires qu’un adulte ». C’est aussi l’occasion de questionner les véritables responsabilités, sachant que le numérique s’impose partout, dans une société informatisée où les écrans deviennent autant antidote qu’indispensable…
En conclusion…
L’interdiction officielle des écrans pour les moins de trois ans dans tous les lieux d’accueil semble imminente, portée par la ferme volonté politique de Catherine Vautrin. Reste à voir si l’idée fera son chemin jusque dans les foyers… et surtout, comment chacun pourra trouver l’équilibre entre principes de santé, réalités familiales et nécessité de reprendre du plaisir ensemble, loin des tablettes et smartphones. Parents, pros, enfants : tout le monde a un rôle à jouer. À suivre, donc, écran(s) éteint(s) !











