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Cette phrase ‘innocente’ des grands-parents pourrait réellement blesser les enfants, selon des experts

Ah, les grands-parents ! On les imagine tendres et gâteaux, friands d’anecdotes du passé et de petits biscuits maison… Mais parfois, une ‘petite phrase’ apparemment anodine peut faire plus de dégâts qu’un pot de confiture renversé sur le tapis du salon. Selon des experts, certains mots d’adultes bien intentionnés pèseraient très lourd dans la balance émotionnelle des enfants.

Des phrases « innocentes » qui ne le sont pas tant

Passer du statut de parent à celui de grand-parent, quel changement ! Si de nombreux grands-parents profitent de leur nouvelle liberté pour savourer des moments complices sans (trop) se soucier d’éducation – après tout, ce domaine appartient aux parents – d’autres n’hésitent pas à partager leur point de vue, souvent sous forme de réflexions qui, en réalité, pourraient être évitées.

À ce sujet, un sondage Ifop de 2021 révèle un constat plutôt piquant : 44 % des grands-parents avouent dire des phrases toxiques concernant la façon dont leurs enfants élèvent leurs propres enfants. Rien d’étonnant, donc, à ce que 30 % des parents ne goûtent guère que leurs propres parents se mêlent (encore !) de l’éducation de leur progéniture. Qui a dit que la famille, c’était reposant ?

Quand les mots deviennent des fardeaux

Il arrive que ces fameuses phrases ne soient pas malveillantes ; souvent, les grands-parents sont convaincus d’agir pour le bien de tous. Pourtant, leurs commentaires peuvent laisser des traces, et pas seulement sur la moquette. Les phrases qui s’attardent sur le physique de l’enfant par exemple, sont particulièrement dures à encaisser. Ann-Louise Lockhart, psychologue pédiatrique, l’explique dans le Huffington Post : ces remarques peuvent « créer un environnement dans lequel les petits-enfants se sentent mal à l’aise ou en insécurité. Â» Voilà de quoi transformer une simple visite chez papi-mamie en épreuve de force intérieure !

Andrea Dorn, psychothérapeute, ajoute également dans le même média : « Cela peut déclencher des sentiments de honte. Â» Et oui, comme quoi, même sans s’en rendre compte, une remarque de travers peut miner la confiance des plus jeunes, et installer un malaise silencieux.

  • Commentaires sur le physique
  • Réflexions sur le comportement ou les habitudes

Il est important de garder à l’esprit que ce type de remarques, même lancé sans méchanceté, peut peser lourd sur les frêles épaules des enfants.

Le cercle vicieux des générations

On le sait : parfois, les grands-parents tentent – consciemment ou non – de faire mieux avec leurs petits-enfants qu’ils n’ont fait avec leurs propres enfants. Une sorte de revanche éducative ou de rédemption, en somme. Hélas, ce zèle peut déclencher (ô surprise !) de jolis conflits familiaux, transformant la tribu en joyeux terrain de joutes verbales.

Recentrer la relation sur le positif

Laisser de côté le physique et les (bonnes ou mauvaises) manières : voilà le défi ! À la place, lorgnez du côté des passions de vos petits-enfants. Plutôt que de commenter une chemise froissée ou un jean troué, pourquoi ne pas profiter de chaque rencontre pour :

  • Découvrir leurs centres d’intérêt
  • Partager avec eux des sorties au musée ou au théâtre
  • Explorer ensemble de beaux parcs fleuris
  • Faire du sport en famille, pour créer de vrais moments de complicité et des souvenirs inoubliables

Et si la tentation de critiquer les enfants, gendres ou belles-filles vous titille, rappelez-vous cette règle d’or : jamais devant les petits-enfants ! En revanche, valorisez-les : ils sont, après tout, les parents de vos trésors.

En conclusion : on a beau vouloir bien faire, il vaut toujours mieux choisir la bienveillance et l’écoute. Après tout, le vrai secret d’une famille heureuse, c’est moins dans la perfection que dans l’amour et le respect… et surtout, dans la capacité à savourer pleinement les petits instants, sans critique mais avec beaucoup, beaucoup de tendresse.