À la une

Les 5 signes qui prouvent qu’un enfant est trop gâté selon une psychologue

Votre enfant ne supporte pas qu’on lui dise non ? Il réclame sans fin et s’impatiente lorsque les choses n’arrivent pas illico ? Vous trouvez que votre salon ressemble davantage à une succursale de magasin de jouets qu’à un lieu de vie ? Respirez profondément : il se pourrait bien que vous ayez un enfant trop gâté à la maison… Mais pas de panique ! La psychologue Michele Borba s’est penchée sur la question et nous livre les cinq signes infaillibles pour reconnaître un enfant (un peu) trop choyé. Sortez votre loupe, on passe à l’observation !

Chouchouter, oui… mais à quel prix ?

Avant de plonger dans le vif du sujet, rappelons l’essentiel : selon Michele Borba, « chouchouter et dorloter constamment les enfants peut être néfaste à long terme ». Les parents qui souhaitent épargner à leur progéniture toute expérience difficile risquent en réalité de diminuer leur capacité à faire face aux défis de la vie. La résilience, ça se cultive (désolé, les super-héros sans épreuve, ça n’existe qu’au cinéma) !

Les 5 signes qui ne trompent pas

Quels sont donc ces fameux comportements typiques des enfants trop gâtés ? La psychologue en identifie cinq, à surveiller de près :

  • Le « non » leur est insupportable : Pour ces enfants, entendre « non » n’est pas envisageable. Ils s’attendent à ce que tout se déroule exactement comme ils l’ont imaginé – et, soyons honnêtes, obtiennent souvent gain de cause…
  • Le plaisir de recevoir l’emporte sur celui d’offrir : Oubliez les « s’il te plaît » et « merci ». Chez eux, le mot maître, c’est « donne-moi ». Recevoir des cadeaux les réjouit bien davantage que d’en offrir ou de rendre service.
  • L’impatience avant tout : Le temps d’attente est leur ennemi juré. Ce qu’ils veulent, ils le veulent tout de suite. Et peu importe si vous aviez autre chose à faire… c’est leur priorité qui compte !
  • L’égalité des faveurs à tout prix : Qu’un camarade reçoive une récompense spéciale ? Inacceptable. Si un enfant a droit à une faveur, il doit y avoir droit, lui aussi. Une justice très personnelle, façon balance (déséquilibrée)…
  • L’insatisfaction permanente : Avoir le dernier jouet ne leur suffit jamais. Leur refrain préféré : « Encore ! » Rien n’est jamais assez, il leur en faut toujours plus. On dirait bien que le « contentement » a sauté une génération !

Pourquoi faut-il s’en inquiéter ?

Derrière ces comportements, un risque : celui de freiner le développement de l’estime de soi et de l’empathie. Selon Michele Borba, les enfants trop protégés et choyés au point d’éviter la frustration manquent de solides bases pour grandir en confiance. À trop vouloir éviter les obstacles pour nos enfants, on finit parfois par les priver de la capacité à rebondir face aux difficultés. Pas vraiment l’idéal pour faire face au monde réel.

Des pistes pour inverser la tendance

Bonne nouvelle : il n’est jamais trop tard pour réajuster le tir ! La psychologue propose plusieurs conseils simples mais diablement efficaces :

  • Oser le « non » ferme (et sans culpabiliser) : Apprenez à dire non à votre enfant. Rassurez-vous, il survivra ! Les recherches montrent qu’un cadre structuré et une éducation moins permissive favorisent une meilleure estime de soi et un plus grand sens de l’empathie.
  • Valorisez les bons comportements : Félicitez les actions positives et encouragez l’entraide. Savoir donner a autant de valeur que recevoir, n’hésitez pas à le rappeler.
  • Initiez-les à la gratitude : Simulez ensemble des actes de gratitude, recentrez les discussions sur le don, la générosité, et non sur le simple fait de recevoir. Cela aidera votre enfant à mieux apprécier ce qu’il a… et ce qu’il donne.

En résumé : repérer un enfant trop gâté, c’est avant tout observer son rapport à la frustration, au partage et à la patience. Si certains signes vous semblent familiers, armez-vous de bienveillance et, pourquoi pas, d’une bonne dose d’humour pour remettre un peu d’équilibre dans la maison ! Car à la fin, le plus beau cadeau qu’on puisse offrir à un enfant, c’est aussi de lui apprendre à se satisfaire de l’essentiel.