Et si le ticket d’entrée pour accéder à la tablette familiale n’était plus le cri du plus fort, mais… quelques pompes, un devoir accompli ou une dose de corvées ? Sur TikTok, le docteur Richard Wadsworth, psychiatre et père de 7 enfants, régale la toile avec une méthode aussi simple qu’efficace pour faire baisser le temps d’écran à la maison. Et autant dire qu’il n’a pas attendu les consignes élyséennes pour passer à l’action !
Quand l’écran devient une récompense (et non un passe-droit)
Dans une récente vidéo postée sur TikTok, on découvre d’abord un jeune garçon en pleine séance de musculation. Il est tôt : 6h50. Non, ce n’est pas l’armée. C’est juste le petit-déjeuner façon Wadsworth : un brin de sport avant la dose de pixels. L’auteur de la vidéo montre alors un document collé sur le réfrigérateur familial, avec une question – gravée dans toutes les langues parentales du monde : « Puis-je utiliser les écrans ? »
Mais avant d’y parvenir, passage obligé par la case « taches du quotidien » ! Le principe du Dr Wadsworth est aussi limpide qu’un écran non allumé : l’accès aux tablettes, consoles de jeux et smartphones n’est permis à ses enfants qu’après avoir mené à bien une série de tâches données. Il ne s’agit pas là de corvées imposées à la baguette magique, mais de règles négociées et dressées ensemble, en famille.
Une méthode pensée pour l’équilibre (et la paix sociale)
Richard Wadsworth précise : il ne force pas ses enfants à tout accomplir. Il pose des limites et, surtout, instaure des règles. S’ils souhaitent utiliser les écrans, « ils nous demandent et nous dressons la liste des tâches ensemble. Ils ne peuvent pas les utiliser tant qu’ils ne les ont pas accomplies », explique-t-il. Ces tâches peuvent varier : devoirs, sport, geste positif ou autre activité constructive.
Cette approche, validée par sa double casquette de psychiatre et d’auteur en développement personnel, vise avant tout à instaurer un équilibre. Il n’y a pas d’accès illimité aux écrans, tout comme on ne distribue pas de bonbons à volonté. La comparaison est explicite : de la même manière qu’on s’assure que les enfants mangent d’abord leur plat avant le dessert, on veille à ce qu’ils aient fait « quelque chose de positif » avant de laisser Netflix et compagnie envahir la sphère familiale.
Un constat partagé jusqu’au sommet de l’État
Ce sens de la mesure familiale fait écho à l’ambition nationale exprimée par Emmanuel Macron. Le président, lors d’une conférence de presse à l’Élysée le 16 janvier dernier, a clamé sa volonté de « reprendre le contrôle des écrans » pour les enfants, appelant les meilleurs spécialistes à se prononcer sur l’âge approprié pour l’introduction des écrans dans la vie des plus jeunes. Si le chef de l’État s’est entouré d’experts, Richard Wadsworth, lui, organise déjà la résistance, smartphone dans une main et liste de corvées dans l’autre.
L’écran, nouveau moteur du dialogue familial ?
L’effet de cette stratégie ne s’est pas fait attendre chez les Wadsworth. Le psychiatre affirme avoir perçu un « changement de comportement » rapide, notamment chez son fils adolescent, depuis la mise en place du système. Ce dernier serait désormais « plus heureux » et « mieux dans sa peau » grâce à la dose de sport quotidienne, offerte gracieusement en échange d’un peu de temps sur écran.
Mais ce n’est pas tout : l’accomplissement des tâches devient alors un sujet de discussion, une occasion de dialogue entre parents et enfants que beaucoup rêveraient d’avoir autour du dîner. L’écran, d’épouvantail, se muerait-il en nouveau ciment du lien familial ?
- Accès aux écrans conditionné à la réalisation de tâches choisies ensemble
- Pas d’obligation totale, mais des règles et des limites fermes (et bienveillantes)
- Attention portée à l’excès de temps d’écran, comparée à la gestion des sucreries
- Récompense positive : l’enfant s’épanouit dans la pratique d’activités autres que numériques
En définitive, la méthode du Dr Wadsworth séduit, car elle repose sur l’engagement, l’échange et le bon sens. Si vous cherchez à calmer la ruée vers les écrans à la maison, pourquoi ne pas tenter ce petit jeu de la to-do list familiale ? Peut-être découvrirez-vous que le bonheur… n’est qu’à une pompe (ou un devoir de maths) près !











