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Voici les 5 phrases à absolument éviter quand votre enfant est en colère, selon une psychologue

Parler à un enfant en pleine crise, c’est parfois comme essayer de calmer un orage avec une cuillère. Cela dit, du côté des parents, chaque mot compte ! Selon la psychologue Jazmine McCoy, spécialisée dans l’accompagnement parental, certaines phrases, que l’on prononce presque machinalement, ne feraient qu’empirer la tempête. Alors, que faut-il éviter à tout prix lorsque la colère est à son comble ? Voici les cinq formules à bannir, pour désamorcer (un peu) les conflits sans se tirer une balle dans le pied parentale.

Quand l’orage gronde : pourquoi nos mots comptent autant

Face à un enfant rouge de colère, chaque parent tente sa méthode. Certains misent sur la douceur, d’autres sur la raison, d’autres encore préfèrent s’éloigner en rêvant de calme… Mais beaucoup, à leur insu, utilisent des tournures qui, selon Jazmine McCoy, risquent de faire basculer la situation dans un match de ping-pong émotionnel. Dans un article de Your Tango, la psychologue dresse la liste noire des cinq phrases à évincer – même si, avouons-le, elles se glissent facilement dans la conversation au milieu des cris.

  • « Respire et calme-toi »
  • « Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? »
  • « Ta réaction est excessive »
  • « Si tu continues, tu seras privé de dessert ce soir »
  • « Regarde le bon côté des choses »

Phrase n°1 : « Respire et calme-toi »

Classique, efficace pour la méditation… mais catastrophique sur un enfant furieux. Selon Jazmine McCoy, « personne n’aime se sentir contrôlé, surtout quand une émotion intense est déjà là ». Lui ordonner de se calmer alors qu’il explose risque justement de faire l’effet inverse. Le Child Mind Institute souligne qu’en exigeant ceci, on attend de l’enfant qu’il régule ses émotions bien au-delà de ses capacités de développement du moment. Résultat ? Frustration garantie pour tout le monde.

Phrase n°2 : « Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? »

Ah, l’arme fatale de la question qui blesse. Ce genre de formulation, même pleine de bonne volonté, ne mène à rien de constructif selon la spécialiste. Au contraire, elle favorise la honte, la déconnexion et installe une attitude défensive. Pour Jazmine McCoy, il est préférable de demander à son enfant la raison de sa colère. Cette approche laisse du temps à l’enfant pour digérer ses émotions et lui offre une impression de contrôle – aussi précieuse qu’une soirée tranquille pour les parents.

Phrase n°3 : « Ta réaction est excessive »

Face à des cris stridents ou des larmes XXL, il est tentant de vouloir tout recadrer. Mais invalider les émotions de l’enfant, ce n’est pas ce dont il a besoin au cœur de la tempête. Loin de calmer le jeu, cela risque même de rajouter de l’huile sur le feu et d’alimenter sa colère, explique la psychologue.

  • Au lieu de corriger les réponses de l’enfant à chaud, mieux vaut patienter… quitte à compter mentalement jusqu’à 100.

Ne pas menacer… ni positiver à tout prix !

Autre phrase à éviter comme la mauvaise herbe dans le jardin familial : « Si tu continues, tu seras privé de dessert ce soir ». D’après Jazmine McCoy, une récompense ou une sanction, pour être efficace, doit être prévue et expliquée à l’avance. La lancer dans le feu de l’action, sans prise en compte de l’âge ni du développement de l’enfant, réduit sa portée et peut même être contre-productive.

Enfin, la psychologue invite à proscrire l’incontournable « Regarde le bon côté des choses ». Derrière son allure positive, cette formule peut sembler hautaine, voire franchement agaçante pour un enfant submergé par ses émotions. Comme le rappelle Jazmine McCoy, en pleine crise, c’est le cerveau émotionnel qui tient les commandes. Vouloir raisonner à tout prix met alors de l’essence sur le feu, là où un peu d’écoute ferait souvent toute la différence.

En conclusion ? Les mots employés face à la colère façonnent bien plus que le moment présent. Peut-être n’avons-nous pas toutes les réponses, mais une chose est sûre : savoir éviter ces cinq phrases, c’est offrir à son enfant un vrai espace d’expression… et à soi-même une chance supplémentaire de retrouver le calme, sans avoir à cacher la boîte de desserts !