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Voici les 8 phrases que les enseignants ne supportent plus d’entendre de la part des parents

Être enseignant ? Ce n’est pas tant savoir gérer une classe de trente élèves turbulents que composer, avec plus ou moins de brio, la grande symphonie… des parents ! Derrière chaque cartable s’en cache un – ou deux – et ils ont parfois l’art de sortir LA phrase qui hérisse. Voici le florilège des 8 phrases que les enseignants ne supportent plus d’entendre de la part des parents !

L’instit face à la jungle des attentes parentales

Commençons par la scène d’ouverture : l’école, grandeur nature. Les élèves? Parfois bruyants, souvent attachants, mais rarement le vrai souci du maître ou de la maîtresse. Le défi, c’est la parentèle ! Jusqu’au collège, nombre de parents suivent ardemment la scolarité de leur progéniture. Et chacun détient la recette de « l’école idéale » (attention, spoilers : aucune des recettes ne se ressemble).

  • Certains veulent un programme accéléré, façon « Les douze travaux d’Hercule » version mathématiques.
  • D’autres considèrent que l’enfant n’avance pas assez, ou pire, qu’il est oublié.
  • Certains réclament plus de sport, de peinture, de méthodes alternatives façon Montessori/Frenet/Steiner-Waldorf…
  • Et il y a ceux pour qui seuls maths et français valent le détour !

Résultat : impossible de satisfaire tout le monde… et les enseignants nagent en plein paradoxe.

Courage, maîtresses et maîtres ! Les phrases qui piquent le plus

  • « Mon enfant a sûrement un haut potentiel… » : C’est la nouvelle excuse à la mode pour justifier l’énergie, disons… explosive de certains enfants. Certes, les enfants à haut potentiel existent (2,28 % de la population, tout de même), mais non, cela n’excuse pas automatiquement qu’il sème la pagaille à chaque sonnerie.
  • « Vous connaissez la pédagogie Montessori/Frenet/Steiner-Waldorf ? » : Oui, oui, la maîtresse en a entendu parler. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle va renoncer à son propre jugement. Il n’y a rien de plus exaspérant que de se faire expliquer son métier alors qu’on compte déjà trente élèves à son actif.
  • « Il est hypersensible, vous comprenez… » : L’hypersensibilité existe, la psychologie le dit. Mais ce n’est pas parce que l’enfant a le larmichette facile qu’il faut renoncer à pointer (gentiment) ses difficultés de comportement ou d’apprentissage.
  • « On partait en vacances… » : Au moins c’est honnête, on vous l’accorde – mais non, ce n’est pas à l’enseignant de rappeler que l’école, c’est obligatoire et que chaque absence doit être justifiée. Le « hors saison » ne fait pas partie des excuses acceptées !
  • « Mais il ne fait jamais ça à la maison ! » : Franchement, à qui faire confiance ? À la maîtresse qui manage une troupe de trente ou à la version « ange » que vous avez à la maison ? Spoiler : tous les enfants ont leur lot de facettes, selon le contexte…
  • « Il n’a pas assez de devoirs/il en a trop ! » : La circulaire du 29 décembre 1956 interdit bien les devoirs écrits à la maison (seuls les oraux et les recherches sont autorisés). Mais dans la pratique, si les enfants n’ont pas de devoirs, les parents râlent ; s’ils en ont, ils râlent aussi. Bref, cercle sans fin…
  • « Il faudrait lui faire sauter une classe ! » : HPI encore ? Si votre enfant apprend vite, tant mieux, savourez et laissez les autres avancer à leur rythme. Sauter une classe ne se décide pas à la légère ni pour fanfaronner au prochain dîner de famille.

Entre mauvaise foi et aveuglement parental

Il y a aussi ceux qui, avec une mauvaise foi exaspérante, défendent l’indéfendable. Certains parents, persuadés d’avoir pondu un génie incompris, refusent d’admettre les soucis de comportement, quitte à fermer les yeux sur des attitudes de petit tyran. Et puis il y a l’égoïsme, quand le bien-être de son enfant passe avant la vie du groupe, ou l’agressivité, encore plus inacceptable.

Un message : les enseignants méritent le respect. Quand l’envie vous prend de leur poser LA question qui fâche, rappelez-vous à quel point il peut déjà être difficile de gérer UN enfant à la maison. Imaginez maintenant, ils en ont trente !

Conclusion : et si on mettait (un peu) d’eau dans son vin ?

Le dialogue parents-enseignants est fondamental, certes, mais il y a des façons de faire. Les profs sont là pour accompagner, guider, parfois recadrer, toujours soutenir. La prochaine fois que l’envie vous vient de dégainer une de ces phrases, posez-vous une simple question : que diriez-vous si votre patron venait chaque matin vous expliquer comment faire votre boulot ? Respirez, faites confiance… et gardez en tête que derrière chaque enseignant, il y a avant tout un humain – qui a, lui aussi, ses limites !