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« Votre fille s’appelle Lasagna ? » : cette maman se bat contre les moqueries sur le prénom de son bébé

Le choix du prénom, ce doux casse-tête qui peut réunir toute une famille… ou la diviser pour de bon autour, par exemple, d’un célèbre plat italien. L’histoire de cette jeune maman et de sa fille, victime de moqueries à cause d’un prénom malheureux, illustre que le menu des prénoms n’est pas sans risque d’indigestion familiale !

Elizabeth Anya : un hommage… à double tranchant

Choisir le prénom de son bébé, c’est comme lancer une bouteille à la mer pleine d’espoirs, d’affections et, parfois, d’inattentions. Pour cette maman, la décision démarrait pourtant sur une belle intention. Accueillant leur petite fille durant la période compliquée de la Covid-19, avec pour seul lien familial le fameux Skype (« Tu m’entends ?! » – « Oui, mais tu pixelises ! »), les jeunes parents ont tranché : ce sera Elizabeth. Jusque-là, une option classique qui met rarement en appétit…

Au départ, Jane devait servir de deuxième prénom. Mais un drame familial est venu bouleverser le plan initial : la mère du jeune papa, Anya, a succombé à un cancer du sein. Pour lui rendre hommage, le couple a alors fait le choix d’offrir à leur fille le deuxième prénom d’Anya. Elizabeth Anya, c’est donc l’histoire d’un double héritage chargé de souvenirs.

Le surnom qui fait tache (ou sauce tomate ?)

D’où vient alors le « plat cuisiné » ? Après la naissance, la famille prend l’habitude d’appeler le bébé Liz, réduisant petit à petit le prénom originel à un simple souvenir d’état civil. Tout bascule lors d’un appel Skype : la sœur de la maman remarque l’assemblage phonétique qui, prononcé à voix haute, évoque sans détour une fameuse spécialité italienne.

  • Liz + Anya = Lasagna.

La maman avoue avoir fait le rapprochement, mais sans y voir de véritable risque pour l’avenir – après tout, qui utilise chaque jour le deuxième prénom d’un enfant ? Sauf que, sans crier gare, l’ensemble de la famille se met à surnommer la fillette Lasagna. On imagine l’ambiance : manque plus que le parmesan, et la boucle est bouclée…

Moqueries en chaîne et crainte pour la rentrée

Jusqu’ici, l’histoire pourrait prêter à sourire. Mais la blague familiale prend de l’ampleur, au point de faire naître une inquiétude bien réelle chez la maman. Elle craint, et on peut la comprendre, que cette plaisanterie s’exporte à la cour de récré : « Maintenant, j’ai peur que lorsqu’elle commencera l’école, ses camarades de classe et d’autres s’emparent de cette blague et se moquent d’elle. J’en veux pour preuve, les taquineries ont déjà commencé dans ma famille », partage-t-elle sur Reddit, la célèbre plateforme aux multiples conseils… et jugements expéditifs.

Fatiguée d’entendre sans arrêt ce surnom culinaire, la jeune femme demande à ses proches de cesser les moqueries. Peine perdue : la famille campe sur ses positions (et sur ses jeux de mots), lui rappelant à chaque protestation que c’est elle-même qui a donné ce nom à son enfant. Les échanges s’enveniment :

  • La maman limite les contacts,
  • Les proches se plaignent au quotidien par messages,
  • Elle est accusée d’être « déraisonnable et cruelle » de les éloigner du bébé…

Ambiance, ambiance…

Internet, dernier refuge et chronique d’une solidarité inattendue

En quête de réconfort et de conseils, la maman se tourne vers la communauté Reddit. Et là, surprise ! Les internautes se montrent majoritairement solidaires (comme quoi, la toile n’est pas toujours le repaire de trolls qu’on imagine). Plusieurs participants estiment que les proches vont trop loin :

  • « Ils sont déraisonnables et cruels de narguer un bébé en l’appelant par tous les noms. »
  • « S’ils l’appellent “Lasagna”, mettez fin à l’appel et mettez-les en pause pendant une semaine, deux semaines ou ce qui vous convient le mieux. »

Petit à petit, le vent tourne du côté de la jeune mère, qui trouve ainsi un peu de répit et d’empathie chez de parfaits inconnus.

Finalement, cette histoire nous rappelle qu’il n’existe pas de recette infaillible quand il s’agit de prénom… Même avec la meilleure volonté du monde, un hommage sincère peut virer à la blague qui colle, façon sauce au fond du plat. Un conseil ? Avant de graver le prénom dans le marbre (ou sur l’état civil), dites-le à voix haute, trois fois, façon incantation. On ne sait jamais ce qui peut mijoter !