Colères qui explosent, jouets qui volent, sourcils froncés… Vous avez déjà vécu (ou survécu) à une crise d’enfant contrarié ? Rassurez-vous, parents, c’est non seulement courant, mais aussi totalement humain ! Comment alors aider nos chers petits à apprivoiser cette émotion brûlante ? Focus sur trois phrases clés, appuyées par l’œil avisé d’une psychologue.
Pourquoi la colère ? Un signal à ne pas sous-estimer
Tous les enfants passent inévitablement par la colère. Ce n’est ni un bug du système parental, ni un caprice : la colère, comme toutes les émotions, nous révèle qu’un élément cloche, pile au moment où on la ressent. Si vous vous rappelez de la dernière fois où vous avez ressenti une bouffée de colère, vous savez sans doute très bien ce qui l’a déclenchée. Pour un adulte, cette émotion peut déborder pour des broutilles et, soyons honnêtes, nous jouer de mauvais tours. Chez l’enfant, la gestion devient parfois un vrai casse-tête car il manque encore d’outils pour canaliser sa frustration.
Reconnaître l’émotion : la base pour apaiser
Une émotion, c’est avant tout un message. Elle nous informe sur notre ressenti à l’instant T. Même topo chez les enfants ! Sauf qu’à leur âge, les mots et le recul manquent pour exprimer proprement ce feu intérieur. D’où l’importance, en tant que parent, de poser des bases solides et d’apprendre à son enfant à exprimer cette colère plutôt que de la subir ou la réprimer. Pas besoin d’être devin, mais écoutez la psychologue clinicienne spécialisée dans la petite enfance : elle préconise trois phrases à dégainer quand la tempête gronde.
- Faire comprendre à l’enfant qu’on reconnaît son émotion et qu’on l’entend vraiment.
- Lui montrer qu’on forme une équipe, prêt à l’aider à traverser toutes ses émotions (oui oui, même la grosse colère post-brocoli).
- L’amener à mettre des mots ou des images sur sa colère, pour apprendre à l’observer et à la réguler.
Quand un enfant sent qu’il est compris, il parvient plus aisément à mieux gérer ce qu’il traverse. Selon l’experte, il est donc essentiel de ne pas minimiser ni ignorer l’émotion, même si elle paraît disproportionnée pour nous, adultes. Ce sentiment d’écoute est la première brique pour apprivoiser sa colère.
Créer une alliance : la force du « nous »
Au cœur de la tempête, il est essentiel que l’enfant en colère comprenne que vous êtes à ses côtés, prêt à l’accompagner. Avec quelques mots bien choisis, montrez-lui que vous ne le laissez pas seul dans cette galère émotionnelle. Ainsi, selon l’experte, l’enfant réalise que vous prenez la situation au sérieux, vous gardez le cap… et il n’est pas isolé face à ce qu’il ressent.
Des activités simples, proposées dans ce contexte, peuvent aussi détourner l’attention de la colère et aider à redescendre en pression. N’hésitez pas à miser sur ce que votre enfant aime : dessiner, danser, courir, inventer un jeu rigolo, peu importe tant qu’il sent qu’il est en sécurité à vos côtés.
Extérioriser pour mieux réguler
Extérioriser son émotion n’est pas seulement valable pour les adultes après une mauvaise journée (ou un bouchon interminable). Selon la psychologue, proposer à votre enfant d’illustrer l’intensité de sa colère permet, petit à petit, d’observer par lui-même ce qu’il ressent à l’intérieur. En adoptant cette démarche, il peut alors apprendre à réduire et à contrôler sa colère au fil du temps.
La prochaine fois que la moutarde monte au nez d’un jeune loup de la maison, souvenez-vous : écouter, rassurer, proposer et accompagner. Il ne s’agit pas d’éteindre la colère comme on appuie sur un interrupteur, mais de donner à l’enfant les outils nécessaires pour la maîtriser sans se laisser submerger.
Au fond, aider un enfant à gérer sa colère, c’est aussi lui tendre la main pour parcourir le chemin vers de futures émotions mieux vécues. Un petit pas pour vous, un grand pour son équilibre émotionnel !











