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C’est officiel : une prime record et une convention unique annoncées pour les salariés du social et médico-social associatif

Branche sociale et médico-sociale associative : après de longs mois de suspense, c’est enfin le grand déblocage ! Deux accords d’envergure viennent d’être signés, changeant la donne pour des milliers de salariés et redessinant l’avenir d’un secteur indispensable… et souvent en quête de reconnaissance.

Une négociation longtemps bloquée… puis la délivrance !

Il aura fallu patience et détermination, mais l’attente n’aura pas été vaine : le 18 juin dernier, les partenaires sociaux du secteur associatif de l’action sanitaire, sociale et médico-sociale (c’est-à-dire les employeurs Axess – Fehap et Nexem – et les syndicats CGT, CFDT et Sud) annoncent la signature de deux accords majeurs. Oui, après des mois parfois dignes d’une partie d’échecs interminable, tout un secteur respire enfin ! Car ces textes étaient attendus « de longue date Â» par les acteurs d’un univers professionnel central mais trop souvent sous-estimé.

Prime Ségur-Laforcade : revalorisation record pour les « oubliés du Ségur Â»

Parlons du plat de résistance : le premier accord accorde à ceux qu’on surnomme les « oubliés du Ségur Â» un avantage que beaucoup pensaient à jamais hors de portée. Désormais, l’ensemble des salariés de la branche pourra toucher la fameuse prime Ségur-Laforcade. En chiffres, cela représente :

  • Une revalorisation nette de 183 â‚¬ par mois (ou 238 â‚¬ bruts, pour les adeptes des bulletins de paie détaillés)
  • Un effet rétroactif au 1er janvier 2024
  • Un financement à la hauteur de l’enjeu : 600 millions d’euros mobilisés pour 2024, grâce à la Sécurité sociale, à l’État et aux Départements

Les salariés concernés n’auront donc plus à rêver devant les grilles salariales de leurs collègues déjà bénéficiaires : la parité arrive enfin, sous la forme d’un supplément bienvenu sur leur fiche de paie. Voilà de quoi redonner le sourire à de nombreux professionnels du secteur.

Vers une Convention Collective Unique : un cadre inédit pour mieux avancer ensemble

Le second accord, lui, prépare l’avenir. Il définit les modalités pour négocier la construction d’une Convention collective nationale unique étendue (dite CCNUE) dédiée au secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. Un bouleversement pour de nombreux employeurs, principalement associatifs : jusque-là, il fallait composer avec la convention 51, la convention 66 ou des accords d’entreprise.

Côté coulisses, ce chantier était lancé dès 2022, lorsque la Fehap et Nexem avaient reçu mandat de leurs adhérents pour négocier une convention unique étendue. Deux ans de discussions plus tard, le travail aboutit enfin à un cadre commun qui facilitera la mobilité des professionnels, la lisibilité des parcours et, espérons-le, l’attractivité des carrières.

Un engagement salué par les pouvoirs publics

L’impact ne s’arrête pas là. Comme le souligne le communiqué du Ministère du travail, de la santé et des solidarités, ces deux accords « concrétisent l’engagement des partenaires sociaux et des financeurs en faveur des bas salaires et leur soutien à la construction d’un cadre conventionnel unique pour améliorer l’attractivité des parcours et carrières dans la branche de l’action sanitaire et sociale Â».

Preuve du sérieux de la démarche : un arrêté sera publié très prochainement au Journal officiel. Encore un peu de patience, donc, mais déjà des motifs sincères de satisfaction pour des milliers de travailleurs jusqu’ici restés trop longtemps dans l’ombre du fameux Ségur.

En résumé : entre prime revalorisée et impulsion d’une convention pour tous, 2024 s’annonce sous les meilleurs auspices pour le secteur associatif sanitaire, social et médico-social. Restez attentifs : la reconnaissance bouge enfin… jusque dans la fiche de paie !