Mobilisation du 10 septembre : les pros de la petite enfance ne parlent décidément pas d’une seule voix… Entre soutiens francs, abstentions prudentes et luttes quotidiennes, les divergences syndicales s’invitent dans le quotidien de celles et ceux qui veillent sur nos (chers) bambins !
Le 10 septembre : un appel qui ne fait pas consensus
Voilà une date qui divise. Quand il s’agit de se mobiliser pour peser contre les récentes mesures budgétaires du gouvernement, toutes les centrales syndicales ne lèvent pas la pancarte au même moment. Parmi les grands représentants des assistantes maternelles, une seule organisation, la CGT, invite formellement l’ensemble des professionnels et salariés du secteur à rejoindre le mouvement né sur les réseaux sociaux pour cette journée du 10 septembre.
Côté CGT, l’enjeu est clair : il s’agit, selon le syndicat, de « construire la grève » et de poser une « première étape réussie » face aux mesures budgétaires dévoilées par le premier ministre François Bayrou le 15 juillet. Peut-on dire que la CGT fait chambre à part ? Pas exactement, mais elle trace sa route, espérant entraîner avec elle un maximum d’acteurs de la petite enfance.
La diversité des positions syndicales : chacun son combat
Mais où sont passés les autres syndicats représentatifs ? Du côté de l’Unsa Proassmat, de la FGTA-FO et de la CFDT, c’est silence radio pour le 10 septembre : pas d’appel à la mobilisation cette fois-ci. Même tendance pour le Spamaf qui, philosophe, estime « que chacun est libre de faire part de ses revendications de la manière qui lui est propre » et insiste sur le fait que son action, elle, reste « active quotidiennement » – façon polie de dire : « nous n’avons pas besoin d’un jour précis pour défendre nos collègues ».
Le Syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE) adopte, quant à lui, une position de soutien : il applaudit les professionnels qui, s’ils le souhaitent, se mobilisent pour « défendre des conditions de travail dignes, une reconnaissance juste et une rémunération équitable ». Un soutien moral, certes, mais un soutien tout de même !
Une union programmée pour le 18 septembre
Paradoxalement, l’unité se fera sentir… une semaine plus tard ! Le 18 septembre, toutes les grandes confédérations syndicales – CFDT, CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et SOLIDAIRES – encouragent tout le monde à prendre part à une journée de mobilisation nationale. Au programme : grève, manifestations et oppositions vigoureuses contre ce que les organisations désignent comme « le musée des horreurs du projet de budget ».
- Suppression de deux jours fériés
- Une nième réforme de l’assurance chômage
- Gel des prestations sociales
- Remise en cause de la cinquième semaine de congés payés
Les syndicats dénoncent des mesures « d’une brutalité sans précédent », rien que ça. Et remballez les banderoles du 10 septembre, le gros de la troupe a fixé rendez-vous le 18 pour faire entendre la grogne de l’ensemble des travailleurs du territoire.
Fiscalité : les assistantes maternelles, des contribuables (presque) comme les autres
Pas de pause fiscale pour les professionnelles de la petite enfance ! Comme tous les contribuables, les assistantes maternelles ou familiales devront s’atteler à leur déclaration de revenus au printemps. Bonne nouvelle cependant : elles bénéficient d’un dispositif d’abattement fiscal particulier, plus avantageux que le régime classique. Pour en tirer le meilleur parti, il est essentiel d’en comprendre précisément le fonctionnement : qui peut en bénéficier, comment calculer son revenu imposable ? Un travail de fourmi, mais loin d’être inutile lorsque l’on souhaite optimiser légalement sa feuille d’impôts. L’année 2025 apportera d’ailleurs ses nouveautés, à étudier de près à l’aide de simulations et d’exemples concrets !
Pour conclure : Entre divergences syndicales et rendez-vous différés, difficile pour les professionnels de la petite enfance de parler à l’unisson. Un œil sur le calendrier, un autre sur leur déclaration de revenus : le métier exige décidément de jongler sur tous les fronts ! Conseil du jour : rester informé, que ce soit pour défendre ses droits ou déclarer ses revenus… et garder au passage une bonne dose de solidarité (avec ou sans gilet fluo).











