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« Personne n’a le droit de changer mon prénom ! » : la bataille d’une mère face à l’entêtement d’une prof d’espagnol fait débat

Appelons un chat un chat… et Alexandra, Alexandra ! Derrière le débat anodin en apparence du prénom d’une adolescente, une tempête familiale et numérique a soufflé. Quand l’attachement à nos prénoms vire au bras de fer, même l’apprentissage de l’espagnol peut tourner à la leçon de vie !

Le prénom, une affaire (pas si) personnelle

  • Beaucoup de gens acceptent d’être appelés par des surnoms ou diminutifs, parfois par pure simplicité, parfois parce que c’est mignon ou pratique.
  • Mais pour certains, toucher à leur prénom, c’est un peu comme mettre de l’ananas sur une pizza : certains adorent, d’autres crient au crime de lèse-majesté.

C’est le cas d’Alexandra, 14 ans, dont la maman s’est ouverte sur Reddit, le 21 septembre 2023. Pour l’adolescente, hors de question d’être appelée autrement que par son prénom complet. Version abrégée ? Un cauchemar. Mauvaise prononciation ? Encore pire. Alexandra aime son prénom comme il est… et elle le défend bec et ongles.

Du collège au lycée : les aventures d’Alexandra en cours d’espagnol

Au collège, Alexandra débute les cours d’espagnol. Sa professeure a, semble-t-il, le désir d’immerger ses élèves en Espagne dès la première seconde d’appel : chaque nom d’élève doit revêtir sa version espagnole, d’où l’apparition soudaine d’ « Alejandra » à la place d’Alexandra.

Problème : Alexandra refuse. Elle corrige gentiment (mais sûrement) l’enseignante, qui respecte son choix. Pendant trois ans, aucun incident à signaler. Alexandra reste Alexandra, ¡Olé !

Arrivée au lycée, changement de décor. Nouvelle professeure, nouvelle règle : tout prénom qui a son double espagnol doit être utilisé. Alexandra redevient « Alejandra » – malgré ses corrections répétées. Cette fois, la professeure reste inflexible. Résultat : frustration grandissante chez Alexandra… et chez sa maman.

Quand la maman entre dans la danse

N’étant « pas du genre à écrire des mails », la maman décide pourtant de tenter le dialogue par courriel avec l’enseignante. Pourquoi tant d’insistance à changer le prénom de sa fille, alors que la précédente prof – espagnole, elle ! – n’avait jamais vu de problème à dire Alexandra ?

Pour l’enseignante, « un jour, dans un pays hispanophone, on l’appellerait Alejandra ». Argument jugé faible par la mère, d’autant plus que la question de prononciation ne se pose même pas (la nouvelle prof n’est pas hispanique).

Face à la résistance de l’enseignante, la mère insiste : « Si ce n’est pas grave de l’appeler Alejandra, pourquoi est-ce si difficile de l’appeler Alexandra ? » Finalement, l’enseignante cède. Alexandra, soulagée, confirme se voir appelée (enfin) par son vrai prénom.

Soutien viral et débats enflammés

Dans cette histoire, tout le monde ne joue pas dans la même équipe. Le papa, de son côté, pense que le sujet a été un poil monté en sauce : Alexandra aurait pu prendre son mal en patience une petite année.

Mais sur Reddit, le post de la maman fait sensation :

  • Plus de 22 000 votes positifs et 9 000 commentaires en seulement quatre jours.
  • Le débat fait rage entre ceux qui jugent la mère et la fille exagérées et ceux qui trouvent l’attitude de la prof inacceptable.

Quelques témoignages internationaux fusent. Une internaute portoricaine explique, par exemple, que sa cousine s’appelle Alexandra et que personne ne songe à la rebaptiser. Un autre rappelle qu’on n’appellera pas un John « Juan » ou « Hans » contre sa volonté, même s’il existe une version locale de son prénom, où que ce soit dans le monde.

D’autres participants à la discussion estiment au contraire que… franchement, il n’y aurait pas de quoi en faire tout un plat, surtout dans un contexte de cours de langue où adapter les noms fait partie du jeu. L’un va jusqu’à dire : « C’est un excellent exemple de la façon dont les parents sont devenus autoritaires et épuisants. » Chaud devant !

Entre attachement personnel, pédagogie et respect mutuel, cette histoire nous rappelle une chose : le prénom, c’est aussi parfois une affaire de fierté. Alors, que l’on soit Alexandra, Alejandra ou que l’on tienne à rester John partout dans le monde, un petit effort d’écoute ne coûte rien… Sauf peut-être une vague d’émotions sur les réseaux sociaux !