Peut-on vraiment confier nos enfants aux grands-parents ? Une récente étude écossaise vient casser un peu l’image d’Épinal de papi-mamie parfaits… et alerte sur des risques insoupçonnés. Prêts à affronter la vérité, même si elle ne sent pas la tarte aux pommes ?
Une étude sérieuse qui fait froncer les sourcils
Vous faites déjà la moue ? On vous comprend, l’idée que nos enfants seraient en danger chez leurs grands-parents a de quoi surprendre ! Pourtant, l’étude dont il est question ne vient pas de n’importe où : elle a été menée par des chercheurs très sérieux de Glasgow et s’appuie sur pas moins de 56 études, provenant de 18 pays différents. Rien que ça ! Il ne s’agit pas de tout généraliser, bien sûr. On connaît la douceur et la bienveillance de la plupart des mamies et papys. Mais voilà, les scientifiques ont relevé quelques habitudes problématiques chez certains aïeux…
De la générosité… au détriment de la santé ?
Que reproche-t-on exactement à nos seniors préférés ? L’étude pointe trois grandes tendances qui concernent le comportement des grands-parents lors de la garde des petits-enfants :
- Une alimentation trop généreuse en sucreries
- La propension à proposer à manger même sans activité physique associée
- L’exposition, parfois, au tabagisme passif
L’étude dévoile ainsi que ces habitudes pourraient nuire à la santé de nos enfants, surtout si elles sont répétées et intégrées à leur mode de vie. Trop de bonbons, trop de repas… et pas assez de jeux de ballon dans le jardin, ce cocktail pourrait avoir des effets persistants, même à l’âge adulte. Les scientifiques affirment que ces comportements, s’ils s’ajoutent au tabagisme passif, pourraient augmenter le risque de cancer une fois adulte. Gloups…
Des conséquences familiales… et des nuances à apporter
Attention ! Inutile de brandir la fourchette contre vos grands-parents préférés. Comme l’explique le docteur Stéphanie Chambers, auteure principale de l’étude, il ne s’agit pas de pointer des pratiques intentionnelles ou de jeter l’opprobre. Et il y a quand même un malus à noter dans la présentation des résultats : l’étude reconnaît qu’elle ne prend pas en compte l’apport émotionnel positif pour l’enfant, lorsque celui-ci passe du temps auprès de ses aïeux.
Un point non négligeable, quand on sait combien la tendresse et l’attention des grands-parents comptent dans la construction émotionnelle des enfants. De plus, l’étude révèle que ces différences de pratiques peuvent aussi générer des tensions dans la famille, entre parents et grands-parents. Petite ambiance autour du gigot du dimanche si on se met à comparer les menus…
Grands-parents, acteurs majeurs… mais pas (encore) dans les messages de santé
Il faut aussi rappeler un contexte : avec la montée du travail des femmes, la hausse des familles monoparentales et le coût parfois prohibitif des modes de garde, les grands-parents ont pris une place centrale dans la vie des enfants. Pourtant, ils ne sont que rarement ciblés par les messages de santé publique qui visent les parents. La docteure Chambers estime d’ailleurs qu’au vu de leur rôle de plus en plus important, il serait peut-être judicieux d’adapter la communication… histoire que tout le monde rame dans le même sens.
Mais la réalité reste nuancée. Comme le souligne un témoignage recueilli, ce genre de situation dépend énormément des familles. Certains n’ont jamais eu droit à l’orgie de bonbons, d’autres ont ressenti bien plus de répercussions sur l’éducation que sur la santé physique. D’ailleurs, à en croire cette expérience, il vaudrait peut-être mieux qu’un enfant respire une bouffée de tabac ou mange un bonbon de trop… plutôt que de subir la négligence, l’éducation brouillonne ou les conflits familiaux !
En conclusion : la vigilance s’impose, la stigmatisation non. L’étude écossaise a le mérite de soulever des questions concrètes. Oui, certaines habitudes des grands-parents peuvent présenter des risques si elles deviennent répétitives. Mais l’amour, la transmission et le réconfort qu’ils offrent n’ont pas été pris en compte dans la balance – et ils ne sont pas à négliger !
Conseil du jour : Dialoguez, échangez, partagez les infos entre parents et grands-parents. C’est comme dans les bons repas familiaux : l’équilibre, c’est la clé.











